MUDO - musée de l'Oise
Le MUDO - musée de l'Oise, à Beauvais, est un établissement culturel portant le label « Musée de France » en Hauts-de-France.
Le parcours historique de ce musée est le suivant : En 1841, l’historien Louis Graves et la Société académique de l'Oise crée un musée "afin que les objets curieux et intéressants pour l'art et l'histoire de ce pays soient sauvés de la destruction et conservés à la science".
Entreposées initialement dans plusieurs locaux municipaux, les collections croissantes nécessitent rapidement l’aménagement de nouveaux espaces.
En 1908, n’ayant pu réaliser le transfert des œuvres dans un lieu adapté, la Ville de Beauvais et la Société académique de l’Oise offrent l’ensemble de la collection au Conseil départemental de l’Oise.
Dès 1909, le département fait l’acquisition d’un vaste bâtiment situé au nord de la cathédrale pour le musée. À peine installé, le musée est évacué en 1918. En 1939, les pièces les plus précieuses sont mises à l’abri mais les bombardements de juin 1940 détruisent la majorité des œuvres.
Il faut attendre 1960 pour que les collections rejoignent les combles de l'ancien palais épiscopal alors occupé par l’administration judiciaire. En 1973, le palais de justice déménage.
Des travaux d'aménagement sont entrepris en 1974 et le nouveau musée, considérablement enrichi, ouvre ses portes au public en 1981.
N’ayant pas été conçue pour recevoir un tel public, la charpente présente des problèmes structurels rendant inévitable la décision de la fermeture du palais en 1997. Pour continuer à faire vivre le musée, une politique d'expositions temporaires est entreprise.
Elles sont installées dans les autres espaces du musée (tours du châtelet, salles de l'aile Saint-Pierre).
Grâce à des acquisitions, grâce aux crédits des dommages de guerre, à la contribution financière du Département de l'Oise, aux subventions de la direction des musées de France et du Fonds régional d'acquisition des musées (FRAM), et à des donations, les collections se sont enrichies.
Il se distingue par : Le parcours du XIXe siècle invite le visiteur au voyage parmi les œuvres dédiées au paysage, de Fontainebleau à Rome, de l'Egypte au Danemark. L'éclectisme du goût au XIXe siècle est illustré par la passion du moyen âge, le mobilier à la manière de Boulle.
Dans la perspective du redéploiement des collections d’archéologie, de peintures, d’arts graphiques, de mobilier, d’objets d’art, de tapisseries dans l’ancien palais des évêques-comtes de Beauvais (XVIe – XVIIIe – XIXe siècles), l’exposition Trésors céramiques de l’Oise permet de rendre au public des œuvres non visibles depuis plus de trente ans.
Véritable vitrine du patrimoine artistique du Département, elle démontre la place privilégiée de l’Oise dans l’histoire de la céramique en France.
Son intérêt principal : Ancien palais épiscopal, résidence des évêques de Beauvais, comtes de la ville et pairs de France, ensemble architectural édifié au pied de la cathédrale de Beauvais au XIIe siècle par Henri de France, frère du roi. Il a été bâti sur le rempart romain.
Au XIVe siècle, pour affirmer son autorité suite à une émeute des habitants de la ville, l’évêque Simon de Clermont-Nesle fait ériger une entrée fortifiée munie de deux tours.
Deux siècles plus tard, le logis principal est reconstruit par l’évêque Louis Villiers de l’Isle Adam dans un esprit Renaissance tout en conservant une décoration caractéristique du gothique.
Sa façade est ornée d’une tour d'escalier nommée « tour de l'horloge » surmontée d'un campanile abritant trois cloches, dont une datant de 1506.
Dans les combles, la majestueuse et imposante charpente en chêne de 14 mètres de hauteur est un des éléments les plus spectaculaires de l’ancien évêché. Après la Révolution, le palais reçoit plusieurs affectations : préfecture en 1800, de nouveau évêché en 1822, puis Palais de justice en 1846.
En 1973, l’administration judiciaire quitte le palais et laisse la place aux collections du musée. Un vaste projet de rénovation architecturale et muséographique est engagé par le Conseil départemental de l'Oise en concertation avec le ministère de la Culture.
Les travaux, phasés en plusieurs tranches, ont démarré en 2013. Les premières phases de rénovation du Palais ont débuté sous la direction d’Étienne Poncelet, architecte en chef des Monuments historiques.
Trois espaces du palais ont été concernés par ces travaux : la salle aux Sirènes, les voûtes sous porche du châtelet d'entrée et la tour de l'horloge du palais.
Dans la salle aux Sirènes, cinq mois d'interventions ont permis la fixation des peintures murales, l’assainissement des maçonneries, la restauration des parements intérieurs ainsi que la mise en place d’une climatisation.
Les travaux des voûtes sous porche ont permis la restauration du sas d’entrée et du passage voûté avec notamment une rénovation de la façade, la restitution des toitures et du sol de la terrasse de défense.
La tour de l'horloge, la tourelle et le perron d’entrée ont été consolidés et ses décors restaurés. Dans le campanile, deux cloches modernes ont rejoint la cloche historique datant de 1506.
A partir de l’automne 2014, la rénovation s’est poursuivie au premier étage et sur le reste des façades du palais Renaissance.
La mise en valeur du palais Renaissance concernait la restauration des maçonneries, le changement de l’ensemble des fenêtres, la reprise de la couverture ainsi que la création d’un ascenseur qui dessert les trois étages jusqu'à la spectaculaire salle sous charpente.
La muséographie, sous la direction du cabinet d’architectes AUM, est destinée à présenter au premier étage les collections du XIXe siècle qui seront périodiquement renouvelées. C’est maintenant au tour du châtelet d’entrée du musée de bénéficier d’une restauration.
Les jardins ont fait l’objet d’un aménagement paysager sur la parcelle située au pignon sud du palais Renaissance. Cet aménagement a été confié à deux paysagistes, Sylvie Expert-Bezançon et Clotilde Viellard-Buchet, associées pour ce projet au sein de l’Atelier du Serpentaire.
Inspiré par l’histoire du lieu, l’aménagement évoque les vestiges archéologiques par un motif central reproduisant le maillage des constructions gallo-romaines de la parcelle. Des alcôves en charmille évoquent quant à elle la basse-cour d’antan et la maison du corps de garde.
Des arbres fruitiers en colonne, une vigne palissée et un pommier en éventail sont inspirés de plantes cultivées dans les potagers fruitiers de la Renaissance et sont une allusion à la vocation vivrière des jardins de l’Évêque-comte qui s’étendaient au-delà de la rivière en contrebas.
Trois œuvres d’art en céramique, réalisées par des potiers de l’Oise, font le lien avec les collections du musée, parmi les plus importantes collections de céramiques d’un musée en France. Le jardin est ouvert au public.
Le musée conserve des collections dans les domaines : Archéologie, Arts décoratifs, Art moderne et contemporain, Beaux-arts, Ethnologie, Photographie. L'adresse du musée est : 1 rue du musée, Beauvais. Code postal : 60000. Le musée est joignable au 03 44 10 40 50. Site web : mudo.oise.fr/.
Histoire
En 1841, l’historien Louis Graves et la Société académique de l'Oise crée un musée "afin que les objets curieux et intéressants pour l'art et l'histoire de ce pays soient sauvés de la destruction et conservés à la science".
Entreposées initialement dans plusieurs locaux municipaux, les collections croissantes nécessitent rapidement l’aménagement de nouveaux espaces.
En 1908, n’ayant pu réaliser le transfert des œuvres dans un lieu adapté, la Ville de Beauvais et la Société académique de l’Oise offrent l’ensemble de la collection au Conseil départemental de l’Oise.
Dès 1909, le département fait l’acquisition d’un vaste bâtiment situé au nord de la cathédrale pour le musée. À peine installé, le musée est évacué en 1918. En 1939, les pièces les plus précieuses sont mises à l’abri mais les bombardements de juin 1940 détruisent la majorité des œuvres.
Il faut attendre 1960 pour que les collections rejoignent les combles de l'ancien palais épiscopal alors occupé par l’administration judiciaire. En 1973, le palais de justice déménage.
Des travaux d'aménagement sont entrepris en 1974 et le nouveau musée, considérablement enrichi, ouvre ses portes au public en 1981.
N’ayant pas été conçue pour recevoir un tel public, la charpente présente des problèmes structurels rendant inévitable la décision de la fermeture du palais en 1997. Pour continuer à faire vivre le musée, une politique d'expositions temporaires est entreprise.
Elles sont installées dans les autres espaces du musée (tours du châtelet, salles de l'aile Saint-Pierre).
Grâce à des acquisitions, grâce aux crédits des dommages de guerre, à la contribution financière du Département de l'Oise, aux subventions de la direction des musées de France et du Fonds régional d'acquisition des musées (FRAM), et à des donations, les collections se sont enrichies.
Points forts de la collection
Le parcours du XIXe siècle invite le visiteur au voyage parmi les œuvres dédiées au paysage, de Fontainebleau à Rome, de l'Egypte au Danemark. L'éclectisme du goût au XIXe siècle est illustré par la passion du moyen âge, le mobilier à la manière de Boulle.
Dans la perspective du redéploiement des collections d’archéologie, de peintures, d’arts graphiques, de mobilier, d’objets d’art, de tapisseries dans l’ancien palais des évêques-comtes de Beauvais (XVIe – XVIIIe – XIXe siècles), l’exposition Trésors céramiques de l’Oise permet de rendre au public des œuvres non visibles depuis plus de trente ans.
Véritable vitrine du patrimoine artistique du Département, elle démontre la place privilégiée de l’Oise dans l’histoire de la céramique en France.
Le bâtiment
Ancien palais épiscopal, résidence des évêques de Beauvais, comtes de la ville et pairs de France, ensemble architectural édifié au pied de la cathédrale de Beauvais au XIIe siècle par Henri de France, frère du roi. Il a été bâti sur le rempart romain.
Au XIVe siècle, pour affirmer son autorité suite à une émeute des habitants de la ville, l’évêque Simon de Clermont-Nesle fait ériger une entrée fortifiée munie de deux tours.
Deux siècles plus tard, le logis principal est reconstruit par l’évêque Louis Villiers de l’Isle Adam dans un esprit Renaissance tout en conservant une décoration caractéristique du gothique.
Sa façade est ornée d’une tour d'escalier nommée « tour de l'horloge » surmontée d'un campanile abritant trois cloches, dont une datant de 1506.
Dans les combles, la majestueuse et imposante charpente en chêne de 14 mètres de hauteur est un des éléments les plus spectaculaires de l’ancien évêché. Après la Révolution, le palais reçoit plusieurs affectations : préfecture en 1800, de nouveau évêché en 1822, puis Palais de justice en 1846.
En 1973, l’administration judiciaire quitte le palais et laisse la place aux collections du musée. Un vaste projet de rénovation architecturale et muséographique est engagé par le Conseil départemental de l'Oise en concertation avec le ministère de la Culture.
Les travaux, phasés en plusieurs tranches, ont démarré en 2013. Les premières phases de rénovation du Palais ont débuté sous la direction d’Étienne Poncelet, architecte en chef des Monuments historiques.
Trois espaces du palais ont été concernés par ces travaux : la salle aux Sirènes, les voûtes sous porche du châtelet d'entrée et la tour de l'horloge du palais.
Dans la salle aux Sirènes, cinq mois d'interventions ont permis la fixation des peintures murales, l’assainissement des maçonneries, la restauration des parements intérieurs ainsi que la mise en place d’une climatisation.
Les travaux des voûtes sous porche ont permis la restauration du sas d’entrée et du passage voûté avec notamment une rénovation de la façade, la restitution des toitures et du sol de la terrasse de défense.
La tour de l'horloge, la tourelle et le perron d’entrée ont été consolidés et ses décors restaurés. Dans le campanile, deux cloches modernes ont rejoint la cloche historique datant de 1506.
A partir de l’automne 2014, la rénovation s’est poursuivie au premier étage et sur le reste des façades du palais Renaissance.
La mise en valeur du palais Renaissance concernait la restauration des maçonneries, le changement de l’ensemble des fenêtres, la reprise de la couverture ainsi que la création d’un ascenseur qui dessert les trois étages jusqu'à la spectaculaire salle sous charpente.
La muséographie, sous la direction du cabinet d’architectes AUM, est destinée à présenter au premier étage les collections du XIXe siècle qui seront périodiquement renouvelées. C’est maintenant au tour du châtelet d’entrée du musée de bénéficier d’une restauration.
Les jardins ont fait l’objet d’un aménagement paysager sur la parcelle située au pignon sud du palais Renaissance. Cet aménagement a été confié à deux paysagistes, Sylvie Expert-Bezançon et Clotilde Viellard-Buchet, associées pour ce projet au sein de l’Atelier du Serpentaire.
Inspiré par l’histoire du lieu, l’aménagement évoque les vestiges archéologiques par un motif central reproduisant le maillage des constructions gallo-romaines de la parcelle. Des alcôves en charmille évoquent quant à elle la basse-cour d’antan et la maison du corps de garde.
Des arbres fruitiers en colonne, une vigne palissée et un pommier en éventail sont inspirés de plantes cultivées dans les potagers fruitiers de la Renaissance et sont une allusion à la vocation vivrière des jardins de l’Évêque-comte qui s’étendaient au-delà de la rivière en contrebas.
Trois œuvres d’art en céramique, réalisées par des potiers de l’Oise, font le lien avec les collections du musée, parmi les plus importantes collections de céramiques d’un musée en France. Le jardin est ouvert au public.
Domaines et collections
Thèmes des collections
Archéologie nationale : Préhistoire, Protohistoire, Gallo-romain, Médiéval;Art religieux (Peintures, objets d'art, sculptures.);Arts décoratifs : Céramique, Mobilier, Textiles, Verrerie;Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Peinture, Sculpture;Archives papier (Delaherche, Gobineau), Photographie, Numismatique, Ouvrages de bibliophilie;Ethnologie : Costume, Métiers et Outils;Sciences de la nature : Paléontologie;Sciences et techniques (Instrument de cartographie de Cassini)
Œuvres de la collection
80 F
dessin100 F BLEU
peinture100F ORGANGE
peintureABBAYE DE SAINT LUCIEN
dessin
ABRAHAM OU AARON
sculptureABSTRACTION
peintureAcadémie d'adolescent
dessinMusées à proximité
Présentation du musée
Situé à Beauvais (Oise), MUDO - musée de l'Oise fait partie du réseau des musées labellisés « Musée de France » par le ministère de la Culture. Ce label garantit la qualité de ses collections et l'engagement de l'établissement en matière de conservation, d'accessibilité et de médiation culturelle.
Le musée constitue un lieu de référence pour la vie culturelle locale et régionale.
Collections et domaines
MUDO - musée de l'Oise conserve des collections relevant de plusieurs domaines : Archéologie, Arts décoratifs, Art moderne et contemporain, Beaux-arts, Ethnologie, Photographie.
Cette diversité permet au visiteur de consulter différentes facettes du patrimoine, de l'art ancien aux créations plus récentes, des objets du quotidien aux pièces d'exception. L'inventaire des collections est régulièrement mis à jour conformément aux obligations du label « Musée de France ».
Informations pratiques
MUDO - musée de l'Oise se situe au 1 rue du musée, 60000 Beauvais. Les horaires d'ouverture et les tarifs peuvent varier selon la saison. Il est recommandé de contacter directement le musée ou de consulter son site officiel avant votre visite.
L'établissement peut proposer des visites guidées, des ateliers pédagogiques et des animations pour tous les publics.
Le musée et son territoire
La présence de MUDO - musée de l'Oise contribue au rayonnement culturel de Beauvais et du département Oise. Le musée entretient des liens avec les autres institutions culturelles du territoire et participe aux événements nationaux comme la Nuit des musées ou les Journées européennes du patrimoine.
Le label « Musée de France »
Le label « Musée de France » est régi par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France. Il est attribué aux musées dont les collections présentent un intérêt public et qui s'engagent à respecter des obligations en matière de conservation, de restauration, d'inventaire et d'accessibilité.
MUDO - musée de l'Oise répond à ces exigences et garantit ainsi la préservation de ses collections pour les générations futures.
Sources des données
Les informations présentées sur cette page sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les œuvres associées à ce musée proviennent de la base Joconde. Ces données sont mises à jour régulièrement.
Voir aussi
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Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir
MUDO - musée de l'Oise se situe à Beauvais, dans le département Oise. Consultez la fiche du musée pour obtenir l'adresse complète et les coordonnées.
Les collections de MUDO - musée de l'Oise sont répertoriées dans la base Muséofile du ministère de la Culture. Consultez la page du musée pour voir les domaines thématiques couverts par ses fonds.
Oui, MUDO - musée de l'Oise porte le label « Musée de France » attribué par le ministère de la Culture, qui garantit la qualité et l'accessibilité de ses collections.
Une partie des œuvres de MUDO - musée de l'Oise est numérisée et consultable sur notre site via la base Joconde. Le nombre d'œuvres disponibles en ligne peut varier.
Les horaires d'ouverture varient selon la saison et les jours de la semaine. Contactez directement le musée ou consultez son site officiel pour obtenir les horaires actuels.
Les tarifs dépendent de l'établissement. Beaucoup de musées proposent des tarifs réduits et des conditions de gratuité pour certaines catégories de visiteurs.
L'accessibilité varie selon l'établissement et la configuration des locaux. Renseignez-vous auprès du musée avant votre visite pour connaître les aménagements disponibles.
D'autres musées labellisés sont situés à Beauvais ou dans les communes voisines. Consultez la page de la ville ou du département pour voir l'ensemble de l'offre muséale.
De nombreux musées labellisés proposent des visites guidées, des ateliers et des animations. Contactez directement l'établissement pour connaître le programme en cours.
Les données sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0.