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Plat Imari
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Plat Imari

School : Chine

Description

Chrysanthèmes en médaillon centrale sur réserve avec frise de branches de prunus en fleurs, grands rinceaux de pivoines occupant la descente et l’aile avec médaillons formant une tête de sceptre ruyi très stylisée avec une grande feuille au départ en bleu de cobalt sous couverte, frise de branches de prunus fleuries et petites réserves avec rinceaux de lotus stylisés au niveau de la lèvre. Le revers de la pièce est occupé par des branches de cerisiers en fleurs ainsi que des gerbes de chrysanthèmes et d’œillets peintes de manière très libre sur fond blanc. Le pied est souligné par une frise de pétales de lotus stylisés en rouge et vert ainsi que par une bande de motifs géométriques décoratifs en bleu de cobalt. Cette pièce semble appartenir à la sous-catégorie des Imari verts, proche des porcelaines avec décor d’émaux sur couverte de la famille verte qui se développent également sous le règne de Kangxi. Le bleu de cobalt sous couverte et la nature du décor, en revanche, sont Imari. ; Les premiers décors Imari sont réalisés au Japon et se distinguent par l’utilisation de l’oxyde de cobalt sous couverte. La pièce est ensuite plongée dans un bain de couverte transparente qui lui donne son aspect brillant et son imperméabilité. L’émail rouge est appliqué dans un second temps et l’or est ajouté en dernier et cuit à 680°C. Ce type de décor combinant le rouge safran, le bleu profond et le fond blanc de porcelaine rehaussé d’accents d’or est désigné sous le nom de kinrande (« brocard d’or »). Ce terme était utilisé à l’origine pour désigner les porcelaines chinoises de la fin de la dynastie Ming. Les premières porcelaines japonaises sont produites au début du XVIIe siècle dans la région d’Arita dans l’ancienne province d’Hizen, au sud de l’archipel. En 1658, tandis que les troubles entraînés par le changement dynastique en Chine entravent le commerce de la porcelaine, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales se tourne vers le Japon. Les fours d’Arita élargissent leurs capacités : les commandes des classes supérieures japonaises, comme le style Nabeshima, se distinguent des productions destinées à l’exportation. Ainsi, les porcelaines expédiées vers l’Asie et l’Europe depuis le port d’Imari aux XVIIe et le XVIIIe siècles prennent le nom de Ko-Imari , « Imari ancien ». Dans les fours du sud du Japon se développe le style kinrande, très décoratif, floral et géométrique, destiné spécifiquement à l’exportation. L’utilisation de l’or est importante, surtout pour les détails les plus subtils sur des zones d’un bleu dense. La surface des pièces est divisée en plusieurs sections que l’on couvre entièrement de nombreux motifs, avec une forme d’« horreur du vide » qui n’existe pas dans les autres styles des porcelaines japonaises, comme le Kakiemon ou le Nabeshima. Le revers des pièces présente souvent une marque en forme de clou de girofle ou de chrysanthème, à l’imitation des porcelaines chinoises. Toutefois, les restrictions commerciales imposées par le gouvernement militaire d’Edo dans la baie de Nagasaki pèsent sur les exportations officielles de la Compagnie des Indes Néerlandaises. A partir de 1720, les fours chinois commencent à imiter le style des porcelaines d’Arita à des prix très compétitifs. On parle alors d’« Imari Chinois » qui, au même titre que les porcelaines à décor bleu et blanc ou les porcelaines de famille rose, font partie des pièces dites « de la Compagnie des Indes » spécifiquement produites pour l’exportation vers l’Occident. Le principe des trois couleurs dominantes, bleu rouge et or sur fond blanc, est respecté mais adapté à une iconographie plus chinoise. Certaines pièces présentent des variations de couleur, comme l’application d’émaux verts, jaunes et mauves, mais la présence de l’or reste un critère dominant. Les formes s’adaptent aux usages aristocratiques européens : services à café, à thé, à chocolat, gobelets et bouteilles pour les alcools, salières, saucières, articles de bureau, éléments de couverts, etc. La différence n’est pas évidente à faire entre les Imari japonais et les Imari chinois. Les indices sont : un doré plus bruni, plus foncé et appliqué avec moins de précision pour les Imari japonais du XVIIIe siècle ; un bleu de cobalt aux nuances indigo très profondes, proches du noir, appliqué avec une brosse épaisse pour les Imari japonais, lors que le bleu des pièces chinoises est plus clair, appliqué plus précisément et créé davantage de lavis ; l’émail rouge tire vers un orangé plutôt mat et épais, appliqué moins de précision pour les Imari japonais ; l’iconographie florale est plus ornementale, plus anonyme dans ses motifs sur les Imari chinois ; certains motifs auspicieux relevant davantage de l’iconographie chinoise pour les Imari de Jingdezhen, comme les Huit Choses Précieuses ou les Cent Antiquités ; la pâte des Imari chinois est plus fine et plus délicate ; les traces de pernettes (outils utilisés lors de la cuisson dans les fours) sont uniquement présentes sous la base des pièces chinoises.

Subject depicted

élément végétal,symbole bouddhique

About this work

The artwork titled "Plat Imari" is preserved at château musées. This piece is listed in the Joconde database of the Ministry of Culture, which catalogues the works held in French museums.

Technique and Materials

This work belongs to the field: céramique, Asie orientale, arts décoratifs. It was created using the following materials and techniques: porcelaine, oxyde de cobalt (décors sous couverte), émaux (décor sur couverte), or (peint). Its period of creation is identified as: 17th Century;18th Century.

The Conserving Museum

"Plat Imari" is preserved at château musées, an institution bearing the « Musée de France » label. This label ensures that the collections are managed rigorously in terms of conservation, inventory, and public accessibility.

Data sources

The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).

About this artwork

Au château musées, on trouve Plat Imari. Cette pièce est en porcelaine, oxyde de cobalt (décors sous couverte), émaux (décor sur couverte), or (peint). Format : H. 8 cm ; D. 22,3 cm ; Vol. 0,0031. L'oeuvre représente : élément végétal,symbole bouddhique. Sa période de création est la 17e siècle;18e siècle.

Creation context

Plat Imari est le produit de la rencontre entre le talent de et les aspirations de la 17e siècle;18e siècle. Abritée au château musées, cette œuvre cristallise les questionnements artistiques propres à une époque qui voit naître de nouvelles formes d'expression et de nouveaux rapports à la création.

Frequently Asked Questions

Everything you need to know

The work « Plat Imari » is held at château musées, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.

This artwork is attributed to according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.

Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.

The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.

Image usage rights depend on the work, the artist, and the museum. If the author died more than 70 years ago, the work is in the public domain in France. Text data (title, technique, dimensions) are under Open License and freely reusable.

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