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Notre Dame du Rosaire
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Notre Dame du Rosaire

POILEVE François (?, émailleur);POILEVE Jean (?, émailleur) — 3rd quarter 17th Century

Description

Plaque de cuivre quadrangulaire convexe. Emaux en grisaille, rehauts d'or. Contre-émail translucide, incolore ; La scène, sur fond bleu nuit est inscrite dans un médaillon blanc ovale. Les écoinçons sont ornés de corbeilles de fleurs en émail blanc et noir, en relief. De part et d'autre de ces corbeilles partent des rinceaux peints dorés. La prière d'intercession : REGINA / SACRATISSIMI / ROSARII / ORA PRO NOBIS est inscrite dans des cartouches ovales situés sur les quatre côtés, entre les écoinçons. Comme dans la plupart des évocations de Notre Dame du Rosaire, la scène centrale représente la fondation de cette dévotion avec la Vierge, sainte Catherine de Sienne et saint Dominique. Devant un paysage agreste, la Vierge en gloire porte l'Enfant Jésus sur le bras droit ; elle tend un chapelet à saint Dominique. L'Enfant Jésus fait de même avec sainte Catherine de Sienne. Fidèle à l'iconographie chrétienne, le peintre représente la Mère de Dieu vêtue de blanc, nimbée, debout sur un croissant de lune. L'iconographie de la Vierge de l'Apocalypse, une femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles sera reprise pour la plupart des évocations de la Mère de Dieu : Vierge de l'Assomption, Vierge glorieuse, etc. Ici seule apparaît l'astre de la nuit. Si les représentations de la Vierge du Rosaire ne datent guère d'avant la fin du Moyen Age, elles ne connaîtront un plein succès que dans la seconde moitié du XVIe siècle, après la victoire de Lépante, en 1571, qui signa la déroute de l'armée ottomane. Dès lors, le Pape Pie V, qui avait été à l'origine de la ligue avec Venise et l'Espagne, institua officiellement la dévotion à la Vierge du Rosaire. La Vierge à l'Enfant est inscrite dans un second médaillon formé par un chapelet traditionnel (sensé représenter un rosaire qui équivaut à trois chapelets). Les Ave sont de petites boules en relief blanches ornées d'un cercle noir, tandis que les Pater, également en relief, sont jaunes et portent le même décor. Seuls les bras des deux saints dominicains, tendus vers les chapelets, s'inscrivent dans ce médaillon. Vêtus de la robe blanche et du manteau noir, saint Dominique et sainte Catherine de Sienne sont agenouillés aux pieds de la Vierge. Chacun est accompagné de ses attributs : sainte Catherine est couronnée d'épines -le Christ l'avait invitée à choisir entre une couronne d'or et une couronne d'épines- et porte une croix -pour rappeler les stigmates reçus en 1375. Saint Dominique, quant à lui, porte une palme qui devrait être une branche de lys. A ses pieds, un chien porte dans la gueule un bâton (là encore, l'iconographie voudrait que ce bâton soit une torche enflammée). La tradition voudrait que ce chien soit apparu à la mère de Dominique tandis qu'elle attendait celui-ci ; cette légende est fondée sur la transformation du prénom Dominicus en Domini canis (chien du Seigneur), présage de la lutte que mena le saint contre les Albigeois. En outre, la vie de saint Dominique est souvent liée à celle de la Vierge. Le plus significatif pour l'émail du musée est l'épisode de l'apparition de la Vierge du Rosaire à Albi. Hollstein mentionne la présence, au cabinet des estampes de Dresde, d'une gravure de Jean-Baptiste Collaert I d'après Martin de Vos représentant la Vierge et l'Enfant entre saint Dominique et sainte Catherine de Sienne. La similitude de la composition, des détails iconographiques font assurément de cette estampe le poncif utilisé par les maîtres émailleurs : bien que réalisé en contre-partie et plus naïvement, l'émail du musée porte les mêmes caractéristiques que nous ne pouvons pas toutes énumérer. Les plus flagrantes résident dans la représentation de la Vierge Immaculée, les positions des mains des saints, les drapés, la présence du globe, la croix de Malte achevant le chapelet, etc. En revanche, le monastère figurant sur l'estampe entre les deux saints est remplacé par des tertres herbus (néanmoins, la forme de c eux-ci reprend les contours des bâtiments figurant sur l'estampe de Martin de Vos). Peut-être pouvons-nous même envisager que les putti présents dans les écoinçons supérieurs de la gravure aient été remplacés par ces corbeilles fleuries ornant les angles de la plaque. Le décor en relief en partie coloré, le traitement des personnages en grisaille et la carnation blanche permettent d'attribuer cette oeuvre à un émailleur de la famille Poilevé (François ou Jean)

About this work

The artwork titled "Notre Dame du Rosaire", attributed to POILEVE François (?, émailleur);POILEVE Jean (?, émailleur), is preserved at musée Dobrée. This piece is listed in the Joconde database of the Ministry of Culture, which catalogues the works held in French museums.

Technique and Materials

This work belongs to the field: émaillerie. It was created using the following materials and techniques: cuivre, or, émail (peint). Its period of creation is identified as: 3rd quarter 17th Century.

The Conserving Museum

"Notre Dame du Rosaire" is preserved at musée Dobrée, an institution bearing the « Musée de France » label. This label ensures that the collections are managed rigorously in terms of conservation, inventory, and public accessibility.

Data sources

The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).

About this artwork

De POILEVE François (?, émailleur);POILEVE Jean (?, émailleur), Notre Dame du Rosaire est conservée au musée Dobrée dans le domaine émaillerie. Elle est réalisée avec la technique suivante : cuivre, or, émail (peint). Elle mesure Hauteur en cm 17 ; Largeur en cm 13.4. Sa période de création est la 3e quart 17e siècle.

Creation context

C'est sous l'influence de la 3e quart 17e siècle que POILEVE François (?, émailleur);POILEVE Jean (?, émailleur) donne vie à Notre Dame du Rosaire. Aujourd'hui parmi les pièces les plus visitées du musée Dobrée, cette œuvre rappelle un chapitre fondamental de l'histoire artistique, celui d'une époque où la création se réinvente en permanence.

Frequently Asked Questions

Everything you need to know

The work « Notre Dame du Rosaire » is held at musée Dobrée, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.

This artwork is attributed to POILEVE François (?, émailleur);POILEVE Jean (?, émailleur) according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.

Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.

The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.

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