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Chapiteau qui surmontait le pyramidion d'un monument funéraire
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Chapiteau qui surmontait le pyramidion d'un monument funéraire

Description

Chapiteau de type corinthien. Sur chacune des faces, un visage est sculpté entre les feuilles d’acanthes. Trois de ces visages sont féminins, le dernier est plus difficile à identifier. La présence d’un nodus (mèche de cheveux retournée en arrière au milieu du front) évoque les coiffures de l’époque augustéenne (le nodus fut notamment porté par Livie, l'épouse d'Auguste). La tête indéterminée n’a pas les pupilles percées comme les trois autres. La coiffure est aussi différente : de grosses mèches de cheveux rayonnent autour de la tête. Ce chapiteau était placé en haut d'un pyramidion, sans doute dans un monument funéraire du cimetière qui se développait le long de la voie d'Aquitaine (Via Aquitania) dite aussi voie Narbonnaise, au sud de la Toulouse romaine. Marie Nonclercq, 2016 L'oeuvre faisait bloc avec le sommet d'une pyramide, selon une conception que l'on retrouve sur un morceau analogue découvert au même endroit et aujourd'hui conservé au Musée de l'Institut Catholique. Cela permet de supposer, pour le chapiteau que nous présentons, une position dominante au sommet du pyramidion de couronnement d'un monument funéraire comparable, par exemple, au célèbre mausolée d'Igel près de trèves (Grenier, Manuel d'archéologie gallo-romaine, VI, 2e partie : archéologie du sol, p. 217-218, fig. 76). Sur le plan supérieur du chapiteau, on notera un trou de scellement, peut-être destiné au maintien d'une pomme de pin, selon le schéma de restitution d'un monument funéraire toulousain reproduit p. 150. L'astragale est décoré de perles et pirouettes. Au dessus se déploient deux rangs de feuilles d'acanthe relativement plates, mais soigneusement dessinées et découpées. Les volutes d'angle qui complètent l'ordonnance corinthienne de l'oeuvre sont malheureusement cassées. Au centre de chacune des quatre faces, sous l'abaque, surgit une tête. Trois de ces visages sont féminins et limités par l'ovale d'une coiffure traitée schématiquement et dont on ne peut dire si elle doit être située dans l'époque augustéenne à cause d'une représentation sommaire possible du nodus frontal. Les yeux ont, dans les trois cas, les pupilles marquées d'un trou de trépan. Le quatrième visage appartient à un sexe plus difficile à déterminer. Ici, le globe de l'oeil est bombé et lisse. De grossières mèches de cheveux rayonnent autour de la face. Daniel Cazes, Palladia Tolosa, 1988, p. 161, n° 256

Subject depicted

(femme, visage, feuille d'acanthe)

About this work

The artwork titled "Chapiteau qui surmontait le pyramidion d'un monument funéraire" is preserved at musée Saint-Raymond. This piece is listed in the Joconde database of the Ministry of Culture, which catalogues the works held in French museums.

Technique and Materials

This work belongs to the field: archéologie, sculpture, romain, architecture, croyances - coutumes. It was created using the following materials and techniques: calcaire, taillé. Its period of creation is identified as: 1st quarter 1st Century.

The Conserving Museum

"Chapiteau qui surmontait le pyramidion d'un monument funéraire" is preserved at musée Saint-Raymond, an institution bearing the « Musée de France » label. This label ensures that the collections are managed rigorously in terms of conservation, inventory, and public accessibility.

Data sources

The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).

About this artwork

Chapiteau qui surmontait le pyramidion d'un monument funéraire est une pièce de archéologie, sculpture, romain, architecture, croyances - coutumes, au musée Saint-Raymond. L'oeuvre a été exécutée en calcaire, taillé. Dimensions de l'oeuvre : Hauteur en cm 56 ; Longueur en cm 61 ; Profondeur en cm 61. Le thème de l'oeuvre est : (femme, visage, feuille d'acanthe). Cette réalisation date de la 1er quart 1er siècle.

Creation context

Comment le contexte de la 1er quart 1er siècle a-t-il influencé la création de Chapiteau qui surmontait le pyramidion d'un monument funéraire ? travaille à cette époque dans un climat de renouveau qui irrigue sa pratique et oriente ses choix formels. Le musée Saint-Raymond offre au visiteur l'occasion de saisir cette dimension contextuelle essentielle à la compréhension de l'œuvre.

Frequently Asked Questions

Everything you need to know

The work « Chapiteau qui surmontait le pyramidion d'un monument funéraire » is held at musée Saint-Raymond, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.

This artwork is attributed to according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.

Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.

The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.

Image usage rights depend on the work, the artist, and the museum. If the author died more than 70 years ago, the work is in the public domain in France. Text data (title, technique, dimensions) are under Open License and freely reusable.

The work's record contains information from the Joconde database: title, author, technique and materials used, dimensions, creation period, artistic domain, inventory number, hosting museum, and when available, a digital image.

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The Joconde database lists over 700,000 works. Use the search bar to find works by the same artist, technique, or period. Each museum entry provides access to its entire digitized collection.

The image resolution depends on the museum's digitization program. Some museums offer high-resolution images through their own digital platforms. The image displayed on DellArte comes from the Joconde database at its dissemination resolution.

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