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Chapiteau à l'orant
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Chapiteau à l'orant

Description

Un personnage, dont la tête occupe le centre de l'abaque convexe, se tient debout en position d'orant : les épaules remontées horizontalement les avant-bras légèrement levés soutiennent les angles de l'abaque. Il porte une tunique dont l'échancrure et la ceinture sont fidèlement transcrites. Il est chaussé de petites bottines resserrées au dessus du pied et découpées sur la cheville. Sa tête, allongée, forme un volume compact : les contours des yeux en amande sont plus incisés que sculptés, le nez de faible relief est épaté, la bouche minuscule. De petites mèches informes, simplement gravées, composent sa chevelure, tandis que des courbes incertaines, également gravées, marquent la barbe. Entre ses jambes s'élève une sorte de tronc torsadé surmonté de deux niveaux de palmettes et de deux rubans ornés de perles régulièrement espacées qui se dressent en direction des mains. Ce grand personnage se trouve encadré de deux petites figures, très mutilées, vêtues d'une longue tunique ceinturée à la taille et plissée. Malgré les mutilations, deux éléments allongés se remarquent à l'articulation de l'épaule de ces personnages. Chacune de ces excroissances, des ailes semble-t-il, est ciselée de lignes parallèles et se rattache également au corps à hauteur de poitrine. Des petites arcatures aveugles en plein cintre ornent la base de la corbeille. Ce chapiteau, ainsi que le n° inv. 985.1.2 ont été découverts lors de la restauration d'une maison communale de Curtil-Saint-Seine, où ils étaient remployés comme montant de fenêtre. Grâce à l'intervention de C. Sapin qui publia leur découverte dès 1984, ils entrèrent dans les collections du musée en 1985. Cette maison fut construite dans les années 1804-1807 par l'entrepreneur de Saint-Seine-L'Abbaye, Nicolas Rémond, qui peu de temps auparavant avait démoli Saint-Gilles : la provenance des deux œuvres paraît ainsi bien assurée. C. Sapin a rapproché ce chapiteau et le n° inv. 985.1.2 avec le groupe de chapiteaux déposés dans le collatéral nord de l'actuelle église de Saint-Seine et du fragment du pilastre n° inv. Arb. 1158. L'étude de ces sculptures a permis de repérer des motifs communs qui autorisent à les appréhender comme un ensemble homogène. Le chapiteau à l'orant est le point de départ de cette étude comparative. Un chapiteau de l'église de Saint-Seine présente un décor ornemental géométrique avec les mêmes rubans de besants. Un autre chapiteau du même groupe, malheureusement très mutilé, présente sur chaque face un ou deux personnages émergeant d'un décor de rinceaux et abrité sous une arcature en plein cintre. Les compositions symétriques, l'attitude statique des personnages tendent à dater l'activité de cet atelier vers la fin du XIe siècle. Le style de la gueule du lion et de la tête de l'orant évoque par sa tendance à simplifier le rendu des volumes, les chapiteaux à masques et protomes présents en Bourgogne dès 1100, alors que la transcription de certains détails explicites, indique le début du XIIe siècle. Il faut aller à Saint-Cydroine, dans l'Yonne, pour trouver un chapiteau, figurant deux personnages identiques, stylistiquement très proche de l'orant du musée. Leur posture, leur tenue vestimentaires détaillée et leur physionomie sont semblables ; le rendu des volumes est quasiment inexistant : les corps sont sculptés en méplat. Dans le Brionnais, à Anzy-le-Duc, deux personnages se tenant mutuellement la barbe portent encore cette tunique courte ceinte à la taille et plissée sur les cuisses ainsi que des bottines échancrées ; cependant ici, l'anatomie révèle une plus grande maîtrise de la taille : les volumes des membres sont rendus et les corps présentés dans une position beaucoup plus complexe. Ainsi, les deux chapiteaux du musée et ceux déposés dans l'église de Saint-Seine-l'Abbaye furent très vraisemblablement sculptés par un petit atelier local, actif dans les toutes premières années du XIIe siècle. (Frédérique Bouvard)(JANNET Monique et JOUBERT Fabienne (dir.), Sculpture médiévale en Bourgogne - Collection lapidaire du Musée archéologique de Dijon, EUD, 2000)

Subject depicted

(orant)

About this work

The artwork titled "Chapiteau à l'orant" is preserved at musée archéologique. This piece is listed in the Joconde database of the Ministry of Culture, which catalogues the works held in French museums.

Technique and Materials

This work belongs to the field: archéologie, architecture, sculpture, médiéval. It was created using the following materials and techniques: calcaire (taillé). Its period of creation is identified as: 1ère moitié 12th Century.

The Conserving Museum

musée archéologique preserves this work in its collections. As a « Musée de France » labeled museum, the institution is committed to preserving and showcasing the pieces entrusted to it.

Data sources

The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).

About this artwork

Chapiteau à l'orant est conservée au musée archéologique dans le domaine archéologie, architecture, sculpture, médiéval. L'oeuvre a été exécutée en calcaire (taillé). Format : Hauteur en cm 62 ; Largeur en cm 36 ; Profondeur en cm 36. Le sujet de cette oeuvre : (orant). Elle a été créée durant la 1ère moitié 12e siècle.

Creation context

crée Chapiteau à l'orant à une époque où la 1ère moitié 12e siècle transforme en profondeur le paysage artistique. Le musée archéologique, qui abrite cette œuvre, offre au visiteur la possibilité de mesurer l'influence du contexte historique et culturel sur la démarche de l'artiste. Les circonstances de la création éclairent le sens et la portée de cette pièce remarquable.

Frequently Asked Questions

Everything you need to know

The work « Chapiteau à l'orant » is held at musée archéologique, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.

This artwork is attributed to according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.

Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.

The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.

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The work's record contains information from the Joconde database: title, author, technique and materials used, dimensions, creation period, artistic domain, inventory number, hosting museum, and when available, a digital image.

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The Joconde database lists over 700,000 works. Use the search bar to find works by the same artist, technique, or period. Each museum entry provides access to its entire digitized collection.

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