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Attis
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Attis

Description

Marbre blanc de Saint-Béat (Haute-Garonne) Attis était le gardien du temple de la déesse Cybèle. Cette dernière en était très amoureuse. Dans un accès de jalousie, elle le rendit fou, le poussa à s'émasculer et le transforma ensuite en pin. À Rome, tous les 22 mars, la procession de l'« entrée de l'arbre » célébrait la mort d'Attis. Un pin coupé décoré de bandes de laine rouge et d'instruments de musique, était porté jusqu'au temple de Cybèle. Le visage du jeune dieu rappelle celui de la reine des Amazones Hyppolité représentée dans l'un des reliefs des Travaux d'Hercule : mêmes bonnets phrygiens et cheveux bouclés. Sans doute ont-ils été réalisés par le même atelier de scupteurs. ; Zeus avait voulu féconder Cybèle, une roche sur laquelle il laissa sa semence. De cette étrange union naît un hermaphrodite très violent, Agditis. Afin de le calmer, les dieux décident de le châtier ; le sang de ses testicules donne naissance à un grenadier dont l'un des fruits est mangé par une nymphe, Nana. Cette absorption la féconde à son tour et l'enfant qui naît portera le nom d'Attis. Cet enfant sera aimé par sa grand-mère (Cybèle) mais également par son père, le méchant hermaphrodite, Agditis. Mais Attis préfère une princesse de Pessinonte (en Phrygie, au centre de l'actuelle Turquie) ; Cybèle tente alors de récupérer celui qu'elle veut prendre pour amant et fonce tête la première dans le rempart de la cité (dont elle conservera symboliquement les tours et les murs sur la tête). Agditis surgit à son tour et rend fou l'épouse et le beau-père d'Attis qui se tranchent, l'un les testicules, l'autre les seins. Alors, Attis, désespéré, s'auto-émascule sous un pin et meurt. Cybèle enterre ses testicules. Ainsi, les prêtres de Cybèle et d'Attis, les Galles, se castraient-ils lors de la fête de ces deux divinités, le 24 mars. Le culte d'Attis est interdit sous la République car les rituels sont trop violents, pourtant, il se développe. Les pratiques sont tellement nombreuses sous l'Empire que l'empereur Claude reconnaît officiellement le culte d'Attis. Mais ce n'est véritablement qu'à partir du IIe siècle qu'Attis s'impose dans la religion romaine comme divinité propre. L’œuvre découverte au sein des vestiges de la villa de Chiragan représente le jeune dieu sur un médaillon prenant l'aspect d'un bouclier (clipeus). Cette tradition de l'imagea clipeata (ou « image sur bouclier »), ainsi que le style de la sculpture, rappellent les ateliers tardifs orientaux dont ceux d'Aphrodisias (Turquie). Leur art fut à l'origine d'un véritable renouveau de la sculpture en Occident, durant l'Antiquité tardive. ; Dieu originaire de Phrygie (Asie Mineure), le jeune Attis est reconnaissable à son bonnet phrygien. Aimé chastement par Cybèle, dont il gardait le temple, il s'émascula au cours d'une crise de folie provoquée par la déesse jalouse de l'amour que lui portait la nymphe Sagaritis. Après sa mort, il aurait retrouvé une sorte de vie, éternelle, dont témoignaient les fleurs renaissant sans cesse sur sa tombe. [Daniel Cazes]

Subject depicted

(cheveux bouclés, bonnet phrygien, attis)

About this work

The artwork titled "Attis" is preserved at musée Saint-Raymond. Referenced in the Joconde database, this work contributes to the national artistic heritage preserved in labeled museums.

Technique and Materials

This work belongs to the field: archéologie, sculpture, romain. It was created using the following materials and techniques: marbre de saint-béat (haut-relief). Its period of creation is identified as: 4th quarter 3rd Century.

The Conserving Museum

"Attis" is preserved at musée Saint-Raymond, an institution bearing the « Musée de France » label. This label ensures that the collections are managed rigorously in terms of conservation, inventory, and public accessibility.

Data sources

The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).

About this artwork

Attis est conservée au musée Saint-Raymond dans le domaine archéologie, sculpture, romain. La réalisation fait appel à marbre de saint-béat (haut-relief). Cette pièce mesure Hauteur en cm 95 ; Largeur en cm 79 ; Profondeur en cm 43 ; Diamètre en cm 79. Le sujet représenté est : (cheveux bouclés, bonnet phrygien, attis). Elle a été créée durant la 4e quart 3e siècle.

Creation context

Quand entreprend la réalisation de Attis, la 4e quart 3e siècle bat son plein et redéfinit les codes de la création. Cette œuvre, aujourd'hui au musée Saint-Raymond, porte la marque indélébile de son époque, témoignant des tensions créatrices et des aspirations qui animent alors les milieux artistiques.

Frequently Asked Questions

Everything you need to know

The work « Attis » is held at musée Saint-Raymond, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.

This artwork is attributed to according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.

Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.

The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.

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