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Musée des beaux-arts et d’archéologie

Museum of France
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Musée de France implanté à Troyes, le musée des beaux-arts et d’archéologie conserve et présente des collections dans le département Aube.

Pour ce qui est de l'histoire de l'établissement, Des confiscations révolutionnaires sont à l’origine des collections, de peintures surtout, mais aussi de sculptures, qui furent réunies dans les locaux de l’abbaye Saint-Loup, à proximité de la cathédrale.

La plus importante de ces confiscations est celle absolument majeure d’oeuvres du XVIIIe siècle, réalisée au château de La Chapelle-Godefroy : seize Natoire, quatre Louis de Boulogne et deux Bon de Boulogne (le château appartenait à la famille de ces peintres à la Révolution), un Claude-François Desportes, qui offre la seule vue connue du parc du château, un François Boucher, un immense Hubert Robert, deux belles natures-mortes du Napolitain Cusati et enfin, les chefs d’œuvres du musée : deux Watteau, "L’Enchanteur" et "L’Aventurière".

D’autres grandes demeures ont été la source d’oeuvres essentielles pour le musée dans le domaine des peintures : - du château de Pont-sur-Seine, proviennent ainsi deux tableaux : une immense toile de Philippe de Champaigne et un rare tableau du védutiste vénitien, neveu de Canaletto, Bernardo Bellotto, "Ruines de la ville de Dresde" qui ont fait partie des collections du prince Xavier de Saxe ; - le château de Saint Liébault, demeure de la famille Colbert de Villacerf, a livré les bustes sculptés de Louis XIV et de Marie-Thérèse, dus au Troyen François Girardon ; - les confiscations auprès des communautés religieuses ont enrichi les collections, pour la sculpture du Moyen-âge, d’éléments issus d’édifices de la région, complétées de dépôts issus des restaurations du XIXe siècle et même de dépôt du musée du Louvre : bel ensemble sur la cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul ou provenant d’édifices aujourd’hui disparus telles que la collégiale Saint-Etienne et l'église Saint-Denis à Troyes (belle série de chapiteaux d’époque romane) ou, dans l’Aube, de la Commanderie de l’Hôpital à Géraudot (tympan du Couronnement de la Vierge).

Les monuments funéraires en marbre d’époque Louis XIII des Choiseul-Praslin, figurent parmi les premières confiscations révolutionnaires.

De ces communautés proviennent, pour les peintures, des oeuvres d’artistes troyens de la première moitié du XVIIe siècle, tel que Jacques de Létin, qui côtoie les peintres de Langres Richard et Jean Tassel, objet du premier legs fait au musée en 1833 par le langrois Dominique Morlot.

En effet, diverses donations sont à l’origine des collections de peintures : Giotto et Malouel, Lubin Baugin, Giuseppe Recco, Rubens, François Jouvenet, Thomas Hudson, Greuze, Elisabeth Vigée Le Brun, David ou encore Vien.

Un ensemble de tableaux déposés par le musée du Louvre depuis 1872 comptent des oeuvres de Vasari, Van Dyck, Charles Lebrun, Pierre Mignard, joseph Vernet, Paillot de Montabert.. Les grands mouvements picturaux français du XIXe siècle sont tous représentés dans les collections.

Les oeuvres proviennent pour beaucoup de dons des artistes eux-mêmes ou de dépôt de l’Etat, enrichis de quelques achats : les paysages des peintres de Barbizon (Cabat, Chintreuil et Diaz) et les images exotiques des orientalistes Girardet et Girardot y sont prédominants.

La sculpture - troisième fonds français - repose sur d’importants fonds d’atelier de sculpteurs originaires du département de l’Aube ayant oeuvré sur les grands chantiers parisiens : Pierre-Charles Simart, Paul Dubois, Jules Franceschi, Alfred Boucher.

Une section d’arts décoratifs créée par le sculpteur–ornemaniste Frédéric-Eugène Piat fut ouverte au public en mai 1897.

Enfin, de nombreux achats soutenus par l’association des Amis des musées ont permis de conforter les collections de peintures : Charles-Joseph Natoire, Jean Tassel, Damien Lhomme « le Maître de l’Almanach », le troyen devenu peintre de Modène Giovanni Boulanger, ou encore les peintres de nature-mortes, l’Anversois Jean-Michel Picart et le troyen Nicolas Baudesson.

L’archéologie régionale : Les collections n’ont cessé de s’enrichir depuis l’entrée en 1820 de l’Apollon de Vaupoisson, bronze d’époque romaine, essentiellement par le biais de dons issus de trouvailles fortuites.

Plus récemment, les grands travaux d’aménagement de la ville et de la région ont permis d’autres découvertes comme celle de décembre 1994, à Troyes, d’une villa du Ier siècle après J.-C. couvrant plus de 6.000 m2, où furent mis au jour des mosaïques, des enduits peints et un vase contenant 186.200 monnaies de bronze du 3e siècle après J.-C. (il semble que ce soit, aujourd’hui, le dépôt le plus important pour cette période de l’empire romain d’Occident).

Les collections permettent de présenter la préhistoire du département de l’Aube. Les fouilles menées dans l’Aube ont révélé l’existence d’une occupation humaine ancienne (vers 200.000 à 30.000 av.

J.-C.) dont témoigne l’abondante industrie lithique (silex, pierres taillées et polies qui faisait l’objet d’une exploitation intensive comme le montre la maquette réalisée lors des découvertes faites sur le tracé de l’autoroute A5) et des mégalithes plus récents (vers 6.000 à 2.000 av.

J.-C.) : dolmen et menhir, présentés en extérieur. Pour la protohistoire, les pièces de l’Age du Bronze (2.500 à 750 av J-C) les plus remarquables sont le chaudron de Bûchères, les paires de jambières de Vinets, les phalères de Saint-Martin-de-Bossenay et de grandes épées. L’Age du Fer (750 av.

J.-C. au début de notre ère) a livré des pièces d’armement, d’outillage et de parure, notamment des bijoux tels que le bracelet de Troyes-La Charme, à décor de têtes et d’arabesques ou les torques à motifs ternaires emblématiques de la peuplade des Tricasses, établis sur le territoire de Troyes, et des fibules d’une remarquable qualité d’exécution comme celles de Conflans au décor stylisé d’oiseaux.

Le matériel de tombes à char, évoquées par des maquettes, et des pièces d’apparat (bracelet en or de Molesmes, oenochoé de Pouan) renvoient à l’aristocratie celte si présente en Champagne.

De la période romaine évoquée à travers un parcours thématique - vie quotidienne, religion, artisanat, commerce, des pièces remarquables ponctuent le parcours comme l’Apollon, découvert en 1813 à Vaupoisson, (1er siècle après J.-C.).

La période des Invasions, qui suit et qui introduit la période mérovingienne, s’illustre dans l’art de l’orfèvrerie cloisonnée, originaire des steppes d’Asie centrale, dont le Trésor de Pouan (5e siècle) est un des plus riches exemples.

Découvert en 1842, le Trésor de Pouan fut donné au musée par l’Empereur Napoléon III. Il est composé d’un somptueux mobilier funéraire (armes et bijoux en or et orfèvrerie cloisonnée sertie de grenats) d’une tombe princière.

L’épée damassée et le scramasaxe (long couteau ou sabre à tranchant) accompagnés de leur fourreau, ainsi que des plaques-boucles et le pendentif semblent se rattacher à l’orfèvrerie gréco-sarmate née sur les bords de la Mer Noire et diffusée en Europe de l’Ouest lors des grandes invasions.

Il s’agit de la pièce maîtresse de la section d’archéologie régionale. Le musée est associé à Nicolas Mignard (1606-1668) et Pierre Mignard (1612-1695), François Girardon (1628-1715) peintres et sculpteurs de Louis XIV.

Georges Jacques Danton, le conventionnel originaire d’Arcis-sur-Aube (1759-1794). Jacques Nicolas Paillot de Montabert (Troyes, 1771-1849), peintre et théoricien de l’Art, grand partisan de la peinture à l’encaustique.

Il se distingue par : Peinture : la peinture française du XVIIe siècle (Champaigne, Baugin, Le Brun, Les Mignard…) et du XVIIIe siècle (Natoire, Boucher, Fragonard, Hubert Robert Vernet, Greuze, David…) et des raretés en peinture étrangère : Giotto, Malouel, Spranger et Bellotto.

On fera une place à part aux grands cycles décoratifs de Charles-joseph Natoire pour la Chapelle-Godefroy, commande de Philibert Orry, contrôleur général des Finances sous Louis XV, puis directeur général des Bâtiments, Arts et Manufactures : le peintre conçut entre 1731 et 1740 plusieurs grands cycles – l’Histoire des Dieux, l’Histoire de Clovis, celle de Télémaque et les Quatre Saisons (perdu),– dont sont issues les quinze oeuvres exposées au musée.

Sculpture : la maîtrise des sculpteurs du moyen-âge atteint ses sommets avec l’ensemble du XIIIe siècle issu de la cathédrale toute proche (remarquables clefs de voûte du « Couronnement de la Vierge », corbeaux du « Chevalier endormi » et de « l’estropié », gargouille de « l’Homme à la cruche ») et celui du XVe siècle du couvent troyen des Cordeliers, qui clôt le parcours du moyen-âge : le chapiteau du Jeune Homme à l’acanthe est une pièce tout à fait unique à la fois par la délicatesse de ses détails et par sa signature (Trubert).

Des statues en bois et en pierre jalonnent le parcours : Vierges à l’enfant, Sainte Trinité, Christ en croix, saintes… mais aussi des objets d’art : émaux mosans et de Limoges, rare vitrail du XIIe siècle et croix en orfèvrerie du XVe et du XVIe siècles.

Pour l’époque moderne : les sculptures funéraires des Choiseul-Praslin par Philippe de Buyster (1595-1688) et Guillaume Berthelot (1576-1648) – les bustes de Louis XIV et Marie-Thérèse par François Girardon, ainsi que les bas-reliefs de ce dernier de « Saint-Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés » (bronze) et « Marie de Lamoignon enterrée par les pauvres de sa paroisse ».

Des fonds d’ateliers de sculpteurs pour le XIXe siècle dont surtout Pierre Charles Simart, Paul Dubois, Jules Franceschi, Alfred Boucher et l’ornemaniste Frédéric-Eugène Piat.

Archéologie : des tombes à char champenoises, l’Apollon de Vaupoisson (moyen-bronze gallo-romain) et le Trésor de Pouan, ensemble d’armes et de pièces en orfèvrerie et grenats de l’époque des Invasions.

Son intérêt principal : Ancienne abbaye Saint-Loup remontant au haut moyen âge, rebâtie au XVIIe et XVIIIe siècles.

Les collections de l'établissement portent sur : Archéologie, Arts décoratifs, Beaux-arts, Histoire, Photographie, Ethnologie, Afrique, Amérique, Asie, Océanie, Sciences naturelles. L'adresse exacte est : rue Chrestien de Troyes, Troyes. (10000).

Consultez le site du musée : www.musees-troyes.com. Par téléphone : 03 25 42 20 09.

History

Des confiscations révolutionnaires sont à l’origine des collections, de peintures surtout, mais aussi de sculptures, qui furent réunies dans les locaux de l’abbaye Saint-Loup, à proximité de la cathédrale.

La plus importante de ces confiscations est celle absolument majeure d’oeuvres du XVIIIe siècle, réalisée au château de La Chapelle-Godefroy : seize Natoire, quatre Louis de Boulogne et deux Bon de Boulogne (le château appartenait à la famille de ces peintres à la Révolution), un Claude-François Desportes, qui offre la seule vue connue du parc du château, un François Boucher, un immense Hubert Robert, deux belles natures-mortes du Napolitain Cusati et enfin, les chefs d’œuvres du musée : deux Watteau, "L’Enchanteur" et "L’Aventurière".

D’autres grandes demeures ont été la source d’oeuvres essentielles pour le musée dans le domaine des peintures : - du château de Pont-sur-Seine, proviennent ainsi deux tableaux : une immense toile de Philippe de Champaigne et un rare tableau du védutiste vénitien, neveu de Canaletto, Bernardo Bellotto, "Ruines de la ville de Dresde" qui ont fait partie des collections du prince Xavier de Saxe ; - le château de Saint Liébault, demeure de la famille Colbert de Villacerf, a livré les bustes sculptés de Louis XIV et de Marie-Thérèse, dus au Troyen François Girardon ; - les confiscations auprès des communautés religieuses ont enrichi les collections, pour la sculpture du Moyen-âge, d’éléments issus d’édifices de la région, complétées de dépôts issus des restaurations du XIXe siècle et même de dépôt du musée du Louvre : bel ensemble sur la cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul ou provenant d’édifices aujourd’hui disparus telles que la collégiale Saint-Etienne et l'église Saint-Denis à Troyes (belle série de chapiteaux d’époque romane) ou, dans l’Aube, de la Commanderie de l’Hôpital à Géraudot (tympan du Couronnement de la Vierge).

Les monuments funéraires en marbre d’époque Louis XIII des Choiseul-Praslin, figurent parmi les premières confiscations révolutionnaires.

De ces communautés proviennent, pour les peintures, des oeuvres d’artistes troyens de la première moitié du XVIIe siècle, tel que Jacques de Létin, qui côtoie les peintres de Langres Richard et Jean Tassel, objet du premier legs fait au musée en 1833 par le langrois Dominique Morlot.

En effet, diverses donations sont à l’origine des collections de peintures : Giotto et Malouel, Lubin Baugin, Giuseppe Recco, Rubens, François Jouvenet, Thomas Hudson, Greuze, Elisabeth Vigée Le Brun, David ou encore Vien.

Un ensemble de tableaux déposés par le musée du Louvre depuis 1872 comptent des oeuvres de Vasari, Van Dyck, Charles Lebrun, Pierre Mignard, joseph Vernet, Paillot de Montabert... Les grands mouvements picturaux français du XIXe siècle sont tous représentés dans les collections.

Les oeuvres proviennent pour beaucoup de dons des artistes eux-mêmes ou de dépôt de l’Etat, enrichis de quelques achats : les paysages des peintres de Barbizon (Cabat, Chintreuil et Diaz) et les images exotiques des orientalistes Girardet et Girardot y sont prédominants.

La sculpture - troisième fonds français - repose sur d’importants fonds d’atelier de sculpteurs originaires du département de l’Aube ayant oeuvré sur les grands chantiers parisiens : Pierre-Charles Simart, Paul Dubois, Jules Franceschi, Alfred Boucher.

Une section d’arts décoratifs créée par le sculpteur–ornemaniste Frédéric-Eugène Piat fut ouverte au public en mai 1897.

Enfin, de nombreux achats soutenus par l’association des Amis des musées ont permis de conforter les collections de peintures : Charles-Joseph Natoire, Jean Tassel, Damien Lhomme « le Maître de l’Almanach », le troyen devenu peintre de Modène Giovanni Boulanger, ou encore les peintres de nature-mortes, l’Anversois Jean-Michel Picart et le troyen Nicolas Baudesson.

L’archéologie régionale : Les collections n’ont cessé de s’enrichir depuis l’entrée en 1820 de l’Apollon de Vaupoisson, bronze d’époque romaine, essentiellement par le biais de dons issus de trouvailles fortuites.

Plus récemment, les grands travaux d’aménagement de la ville et de la région ont permis d’autres découvertes comme celle de décembre 1994, à Troyes, d’une villa du Ier siècle après J.-C. couvrant plus de 6.000 m2, où furent mis au jour des mosaïques, des enduits peints et un vase contenant 186.200 monnaies de bronze du 3e siècle après J.-C. (il semble que ce soit, aujourd’hui, le dépôt le plus important pour cette période de l’empire romain d’Occident).

Les collections permettent de présenter la préhistoire du département de l’Aube. Les fouilles menées dans l’Aube ont révélé l’existence d’une occupation humaine ancienne (vers 200.000 à 30.000 av.

J.-C.) dont témoigne l’abondante industrie lithique (silex, pierres taillées et polies qui faisait l’objet d’une exploitation intensive comme le montre la maquette réalisée lors des découvertes faites sur le tracé de l’autoroute A5) et des mégalithes plus récents (vers 6.000 à 2.000 av.

J.-C.) : dolmen et menhir, présentés en extérieur. Pour la protohistoire, les pièces de l’Age du Bronze (2.500 à 750 av J-C) les plus remarquables sont le chaudron de Bûchères, les paires de jambières de Vinets, les phalères de Saint-Martin-de-Bossenay et de grandes épées. L’Age du Fer (750 av.

J.-C. au début de notre ère) a livré des pièces d’armement, d’outillage et de parure, notamment des bijoux tels que le bracelet de Troyes-La Charme, à décor de têtes et d’arabesques ou les torques à motifs ternaires emblématiques de la peuplade des Tricasses, établis sur le territoire de Troyes, et des fibules d’une remarquable qualité d’exécution comme celles de Conflans au décor stylisé d’oiseaux.

Le matériel de tombes à char, évoquées par des maquettes, et des pièces d’apparat (bracelet en or de Molesmes, oenochoé de Pouan) renvoient à l’aristocratie celte si présente en Champagne.

De la période romaine évoquée à travers un parcours thématique - vie quotidienne, religion, artisanat, commerce, des pièces remarquables ponctuent le parcours comme l’Apollon, découvert en 1813 à Vaupoisson, (1er siècle après J.-C.).

La période des Invasions, qui suit et qui introduit la période mérovingienne, s’illustre dans l’art de l’orfèvrerie cloisonnée, originaire des steppes d’Asie centrale, dont le Trésor de Pouan (5e siècle) est un des plus riches exemples.

Découvert en 1842, le Trésor de Pouan fut donné au musée par l’Empereur Napoléon III. Il est composé d’un somptueux mobilier funéraire (armes et bijoux en or et orfèvrerie cloisonnée sertie de grenats) d’une tombe princière.

L’épée damassée et le scramasaxe (long couteau ou sabre à tranchant) accompagnés de leur fourreau, ainsi que des plaques-boucles et le pendentif semblent se rattacher à l’orfèvrerie gréco-sarmate née sur les bords de la Mer Noire et diffusée en Europe de l’Ouest lors des grandes invasions.

Il s’agit de la pièce maîtresse de la section d’archéologie régionale.

Collection highlights

Peinture : la peinture française du XVIIe siècle (Champaigne, Baugin, Le Brun, Les Mignard…) et du XVIIIe siècle (Natoire, Boucher, Fragonard, Hubert Robert Vernet, Greuze, David…) et des raretés en peinture étrangère : Giotto, Malouel, Spranger et Bellotto.

On fera une place à part aux grands cycles décoratifs de Charles-joseph Natoire pour la Chapelle-Godefroy, commande de Philibert Orry, contrôleur général des Finances sous Louis XV, puis directeur général des Bâtiments, Arts et Manufactures : le peintre conçut entre 1731 et 1740 plusieurs grands cycles – l’Histoire des Dieux, l’Histoire de Clovis, celle de Télémaque et les Quatre Saisons (perdu),– dont sont issues les quinze oeuvres exposées au musée.

Sculpture : la maîtrise des sculpteurs du moyen-âge atteint ses sommets avec l’ensemble du XIIIe siècle issu de la cathédrale toute proche (remarquables clefs de voûte du « Couronnement de la Vierge », corbeaux du « Chevalier endormi » et de « l’estropié », gargouille de « l’Homme à la cruche ») et celui du XVe siècle du couvent troyen des Cordeliers, qui clôt le parcours du moyen-âge : le chapiteau du Jeune Homme à l’acanthe est une pièce tout à fait unique à la fois par la délicatesse de ses détails et par sa signature (Trubert).

Des statues en bois et en pierre jalonnent le parcours : Vierges à l’enfant, Sainte Trinité, Christ en croix, saintes… mais aussi des objets d’art : émaux mosans et de Limoges, rare vitrail du XIIe siècle et croix en orfèvrerie du XVe et du XVIe siècles.

Pour l’époque moderne : les sculptures funéraires des Choiseul-Praslin par Philippe de Buyster (1595-1688) et Guillaume Berthelot (1576-1648) – les bustes de Louis XIV et Marie-Thérèse par François Girardon, ainsi que les bas-reliefs de ce dernier de « Saint-Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés » (bronze) et « Marie de Lamoignon enterrée par les pauvres de sa paroisse ».

Des fonds d’ateliers de sculpteurs pour le XIXe siècle dont surtout Pierre Charles Simart, Paul Dubois, Jules Franceschi, Alfred Boucher et l’ornemaniste Frédéric-Eugène Piat.

Archéologie : des tombes à char champenoises, l’Apollon de Vaupoisson (moyen-bronze gallo-romain) et le Trésor de Pouan, ensemble d’armes et de pièces en orfèvrerie et grenats de l’époque des Invasions

The building

Ancienne abbaye Saint-Loup remontant au haut moyen âge, rebâtie au XVIIe et XVIIIe siècles.

Protected as a Historic Monument

Notable figures associated with the museum

Nicolas Mignard (1606-1668) et Pierre Mignard (1612-1695), François Girardon (1628-1715) peintres et sculpteurs de Louis XIV. Georges Jacques Danton, le conventionnel originaire d’Arcis-sur-Aube (1759-1794).

Jacques Nicolas Paillot de Montabert (Troyes, 1771-1849), peintre et théoricien de l’Art, grand partisan de la peinture à l’encaustique

Domains and collections

Collection themes

Antiquités étrangères : Grecques et romaines;Archéologie nationale : Préhistoire, Protohistoire, Gallo-romain, Paléo-chrétien, Médiéval;Arts décoratifs : Céramique, Mobilier, Orfèvrerie, Verrerie;Beaux-Arts : Dessin, Estampe et Affiche, Peinture, Sculpture;Civilisations extra-européennes : Africaines, Américaines, Asiatiques, Océaniennes;Numismatique, Sigillographie;Musique : Instruments;Sciences de la nature : Botanique, Entomologie, Géologie, Herpétologie, Invertébrés, Ichtyologie, Malacologie, Mammalogie, Minéralogie, Ornithologie, Paléontologie

Collection works

Museum presentation

Situated in Troyes, in the heart of the Aube department, musée des beaux-arts et d’archéologie holds the « Musée de France » label granted by the Ministry of Culture.

This institution fulfills a public service mission by making its collections accessible to the widest possible audience and contributing to the artistic and cultural education of the territory.

Collections and fields

musée des beaux-arts et d’archéologie preserves collections spanning several fields: Archéologie, Arts décoratifs, Beaux-arts, Histoire, Photographie, Ethnologie, Afrique, Amérique, Asie, Océanie, Sciences naturelles.

This diversity allows visitors to explore different facets of the heritage, from ancient art to more recent creations, from everyday objects to exceptional pieces. The collections inventory is regularly updated in accordance with the requirements of the « Musée de France » label.

Practical information

musée des beaux-arts et d’archéologie is located at rue Chrestien de Troyes, 10000 Troyes. Opening hours and admission fees may vary depending on the season. It is recommended to contact the museum directly or check its official website before your visit.

The institution may offer guided tours, educational workshops, and events for all audiences.

The museum and its territory

The presence of musée des beaux-arts et d’archéologie contributes to the cultural influence of Troyes and the Aube department.

The museum maintains ties with other cultural institutions in the territory and participates in national events such as the Nuit des musées and the Journées européennes du patrimoine.

The 'Museum of France' label

The « Musée de France » label is governed by the law of January 4, 2002, on museums in France.

It is awarded to museums whose collections are of public interest and that commit to meeting obligations regarding conservation, restoration, inventory, and accessibility. musée des beaux-arts et d’archéologie meets these requirements and thus ensures the preservation of its collections for future generations.

Data sources

The information presented on this page comes from the Muséofile database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab). The artworks associated with this museum come from the Joconde database. This data is updated regularly.

Frequently Asked Questions

Everything you need to know

musée des beaux-arts et d’archéologie is located in Troyes, in the Aube department. Check the museum's record for the full address and contact details.

musée des beaux-arts et d’archéologie's collections are listed in the Culture Ministry's Museofile database. Visit the museum's page to see the themed areas covered by its collections.

Yes, musée des beaux-arts et d’archéologie bears the « Musée de France » label awarded by the Culture Ministry, which guarantees the quality and accessibility of its collections.

Part of musée des beaux-arts et d’archéologie's works have been digitized and are accessible on our website via the Joconde database. The number of works available online may vary.

Opening hours vary according to the season and the day of the week. Contact the museum directly or visit its official website for current hours.

Prices depend on the institution. Many museums offer discounted rates and free admission for certain visitor categories.

Accessibility varies depending on the institution and the layout of the premises. Check with the museum before your visit to know about available accommodations.

Other labelled museums are located in Troyes or neighboring municipalities. Check the city or department page for the full museum offerings.

Many labelled museums offer guided tours, workshops, and activities. Contact the institution directly to find out about current programs.

The data comes from the Culture Ministry's Museofile database (data.culture.gouv.fr), distributed under the Open License v2.0.