Planche 3 : pleurant n° 1
Description
Photographie collée sur carton, dans un album relié en cuir rouge ; Les deux albums consacrés aux tombeaux des ducs de Bourgogne rassemblent chacun 40 photographies des pleurants. Collées sur des cartons bleus, elles sont, pour la série des pleurants de Philippe le Hardi, entourées d'un cadre de style gothique et de deux légendes : dans un cartouche : « œuvre de Claux Sluter, 1390-1404 » et en-dessous, en caractères gothiques « statuette du tombeau de Philippe le Hardi » ; et pour celle des pleurants de Jean sans Peur, de simples filets rectilignes, sans légende. Ces photographies témoignent bien sûr de l'intérêt qui a toujours été porté aux pleurants des tombeaux des ducs, chefs d'œuvre du musée des beaux-arts. Elles témoignent aussi de l'état des connaissances au moment où les photographies ont été prises. On remarque d'abord l'attribution de tous les pleurants de Philippe le Hardi à Claus Sluter, alors que celui-ci semble n'en avoir réalisé que deux à sa mort en 1406 et que la grande majorité des statuettes a en réalité été sculptée par son neveu, collaborateur et successeur à la tête de l'atelier ducal de sculpture, Claus de Werve, entre 1406 et 1410. Surtout, la répartition des pleurants entre les deux tombeaux, et leur ordre, manifesté par un numéro porté sur les planches, reflète l'état des tombeaux avant les recherches menées sur les pleurants à la fin du XIXe siècle. En effet, à l'issue de la restauration des tombeaux par Claude Saint-Père entre 1819 et 1825, les pleurants avaient été replacés sans chercher à reconstituer leur ordre d'origine. Les pleurants manquant lors de cette restauration avaient été remplacés par 10 statuettes néogothiques. Comme si cette histoire de la restauration des tombeaux était oubliée, les dix « intrus » figurent donc parmi les pleurants originaux, certains donc attribués à Claus Sluter alors qu'ils sont de Joseph Moreau. En 1892, Louis Courajod, conservateur du département des sculptures du Louvre, révéla lors d'une conférence à Dijon en 1892 l'existence des dessins de Jean-Philippe Gilquin conservés à la Bibliothèque nationale, datés de 1736, et qui donnent donc pour chaque face des deux tombeaux l'ordre original des pleurants avant leur démontage en 1792. Ce n'est qu'à partir de cette date que les érudits dijonnais s'intéressèrent au problème de l'ordre des statuettes et à la recherche des pleurants originaux encore en mains privées. En 1914, le colonel Andrieu publia un article rétablissant l'ordre d'origine et attribuant la numérotation encore en usage pour désigner les pleurants (de 1 à 80), qui remplaça la précédente . Ce n'est qu'après la première guerre mondiale que l'ordre des pleurants fut matériellement rétabli. Henri Drouot, lui-même, a consacré plusieurs articles entre 1911 et 1932 aux pleurants et aux tombeaux des ducs. Quant au photographe, il n'est autre qu'Albert Joliet. Fils du maire de Dijon Antoine Joliet, il se tourna d'abord vers la photographie, et travailla pour la Commission des monuments historiques de la France. Il apprit ensuite la peinture auprès de Jean-Jacques Henner, fréquenta le monde artistique parisien et les ventes aux enchères, visita de nombreux musées d'Europe et acquit ainsi une solide culture artistique. Nommé conservateur adjoint du musée de Dijon auprès d'Emile Gleize en 1891, il lui succéda en mars 1892. Il dirigea le musée jusqu'à son décès en 1928, d'ailleurs secondé par son frère Gaston de 1916 à 1921. Les deux frères offrirent et léguèrent au musée de très nombreuses et très importantes œuvres d'art. La date précise de ces photographies n'est pas connue. L'activité de photographe d'Albert Joliet correspond en effet à sa jeunesse et ne semble pas avoir perduré quand il était conservateur du musée. Le musée conserve plusieurs exemplaires des photographies des pleurants par Albert Joliet, sans montage ou collées sur le même carton bleu et entourées des cadres gothiques ou en filet. (d'après Sophie Jugie, 2012)
Subject depicted
(moyen Age, pleurant, tombeau)
About this work
The artwork titled "Planche 3 : pleurant n° 1", attributed to Joliet Albert (1839-1928) (photographe), is preserved at musée des beaux-arts. This piece is listed in the Joconde database of the Ministry of Culture, which catalogues the works held in French museums.
Technique and Materials
This work belongs to the field: photographie. It was created using the following materials and techniques: carton (papier albuminé). Its period of creation is identified as: 4th quarter 19th Century.
The Conserving Museum
musée des beaux-arts preserves this work in its collections. As a « Musée de France » labeled museum, the institution is committed to preserving and showcasing the pieces entrusted to it.
Data sources
The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).
About this artwork
Au musée des beaux-arts, on trouve Planche 3 : pleurant n° 1, oeuvre de Joliet Albert (1839-1928) (photographe). La réalisation fait appel à carton (papier albuminé). Cette pièce mesure Dimensions Hauteur : 62 à 63 cm ; Largeur : 47 à 48 cm ; Hauteur (en cm) 62 à 63 ; Largeur (en cm) 47 à 48. L'oeuvre représente : (moyen Age, pleurant, tombeau). Cette pièce remonte à la 4e quart 19e siècle. Concernant cette pièce : Joliet Albert : ?, 1839 ; ?, 1928 ; nationalité : Française.
Creation context
Planche 3 : pleurant n° 1 prend forme dans l'atelier de Joliet Albert (1839-1928) (photographe) en pleine 4e quart 19e siècle, à un moment où les artistes redéfinissent les frontières de leur art. Les circonstances de sa création, profondément liées à son époque, confèrent à cette œuvre du musée des beaux-arts une résonance historique considérable qui dépasse le cadre purement esthétique.
See also
Technique
Domain
Artistic movements
Frequently Asked Questions
Everything you need to know
The work « Planche 3 : pleurant n° 1 » is held at musée des beaux-arts, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.
This artwork is attributed to Joliet Albert (1839-1928) (photographe) according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.
Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.
The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.
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