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L'ETAL

Brayer Yves (1907-1990) — Yves Brayer est né à Versailles en 1907, et décédé à Paris en 1990#La plus grande partie de son enfance se déroule à Bourges. A son arrivée à Paris en 1924, il prend le chemin des académies de Montparnasse, puis celui de l'Ecole des Beaux-Arts. Très jeune, il témoigne de sa personnalité et, des aînés comme Jean-Louis Forain, l'encouragent. Encore étudiant, il expose au Salon d'Automne et au Salon des Indépendants. En 1927 une bourse de voyage de l'Etat lui permet de partir en Espagne où la rencontre avec les maîtres du musée du Prado aura une influence décisive sur son œuvre future. Après un séjour au Maroc grâce à un prix créé par le Maréchal Lyautey, il décroche le Grand Prix de Rome en 1930. Tout d'abord il regrette l'Espagne, puis il se laisse emporter par la richesse de la vie italienne des années trente. #A son retour à Paris en 1934, il réunit sa moisson en une grande exposition à la Galerie Charpentier, faubourg Saint-Honoré, où le public découvre l'authenticité de ce peintre de vingt-sept ans au tempérament puissant et original. #Paris demeure son port d'attache, et, après avoir vécu dans le quartier du Panthéon, il s'installe, dès 1935, rue Monsieur le Prince, dans le sixième arrondissement. A diverses périodes, il peint dans Paris, alors même qu'il est étudiant, dans les années 1926 à 1929. Démobilisé à Montauban, il s'installe à Cordes sur Ciel dans le Tarn en 1940. Un musée lui sera consacré dans la plus belle salle de la mairie dès 1960. En 1942, il regagne la capitale où Jacques Rouché le charge d'imaginer ses premières maquettes de décors et costumes pour un ballet à l'Opéra de Paris. Il y demeure durant l'occupation et peint la ville enneigée, puis la ville libérée. #L'année 1945 marque une nouvelle étape dans son œuvre. En Provence, il réalise qu'il existe d'autres harmonies que celles des architectures créées par l'homme, celles de la nature pure et sauvage et il est bientôt fasciné par la diversité des Alpilles et leurs plissements calcaires, puis par les étendues de la Camargue peuplées de chevaux blancs et de taureaux noirs. Il se fixe bientôt en Provence plusieurs mois chaque année. #Après sa période noire espagnole, puis ocre et rouge italienne, il diversifie sa palette en introduisant des verts, des jaunes pâles et quelques bleus. Fortement attiré par les paysages méditerranéens, il retourne travailler en Espagne et en Italie, mais la Provence et la Camargue resteront ses lieux de prédilection jusqu'à la fin de sa vie. #Il entreprend divers voyages au Mexique, en Egypte, en Iran, en Grèce, en Russie, aux Etats-Unis et au Japon. S'emparant vite de la lumière et des rythmes de ces pays, il en rapporte de nombreux dessins et aquarelles. #Son goût pour le graphisme l'entraîne tout naturellement à pratiquer la technique de la gravure sur cuivre et de la lithographie; ainsi il réalise de nombreuses estampes et illustre des livres à tirage limité avec des textes de Blaise Cendrars, Henry de Montherlant, Baudelaire, Paul Claudel, Jean Giono, Frédéric Mistral, etc... #Yves Brayer est aussi l'auteur de décorations murales, de cartons de tapisseries, de maquettes de décors et de costumes pour le Théatre-Français, et les Opéras de Paris, Amsterdam, Nice, Lyon, Toulouse, Bordeaux ou Avignon. #Ses expositions particulières ont rendu ses œuvres familières dans de nombreux pays : à Paris tout d'abord, puis en France, en Europe et aux Etats-Unis. La bibliothèque Nationale présente en 1977 'Yves Brayer, Graveur' pour son soixante-dixième anniversaire, et le Musée Postal lui consacre une exposition de ses œuvres lors de la parution du timbre qui lui est demandé en 1978. Enfin le MUSEE YVES BRAYER est inauguré en Septembre 1991 aux Baux de Provence. #Il est présent dans divers musées et dans de nombreuses collections tant en France qu'à l'étranger. Il fut professeur à l'académie de la Grande Chaumière pendant cinquante ans, Président du Salon d'Automne pendant cinq ans et, au titre de membre de l'Académie des Beaux-Arts, conservateur du Musée Marmottan à Paris pendant plus de onze ans. ## — 20th Century

School : France

Subject depicted

scène (étalage, viande, taureau, homme, femme)

About this work

The artwork titled "L'ETAL", attributed to Brayer Yves (1907-1990), is preserved at musée des beaux-arts. This piece is listed in the Joconde database of the Ministry of Culture, which catalogues the works held in French museums.

Technique and Materials

This work belongs to the field: peinture. It was created using the following materials and techniques: peinture à l'huile, toile. Its period of creation is identified as: 20th Century.

The Conserving Museum

"L'ETAL" is preserved at musée des beaux-arts, an institution bearing the « Musée de France » label. This label ensures that the collections are managed rigorously in terms of conservation, inventory, and public accessibility.

Data sources

The information about this work comes from the Joconde database of the Ministry of Culture, published on data.culture.gouv.fr under the Open License v2.0 (Etalab).

About this artwork

L'ETAL, oeuvre de peinture, est due à Brayer Yves (1907-1990) et conservée au musée des beaux-arts. Cette oeuvre est réalisée en peinture à l'huile, toile. La pièce a pour dimensions H. 225.5, l. 174.5. Cette pièce a pour sujet : scène (étalage, viande, taureau, homme, femme). Cette pièce remonte à la 20e siècle. Concernant cette pièce : Yves Brayer est né à Versailles en 1907, et décédé à Paris en 1990#La plus grande partie de son enfance se déroule à Bourges. A son arrivée à Paris en 1924, il prend le chemin des académies de Montparnasse, puis celui de l'Ecole des Beaux-Arts. Très jeune, il témoigne de sa personnalité et, des aînés comme Jean-Louis Forain, l'encouragent. Encore étudiant, il expose au Salon d'Automne et au Salon des Indépendants. En 1927 une bourse de voyage de l'Etat lui permet de partir en Espagne où la rencontre avec les maîtres du musée du Prado aura une influence décisive sur son œuvre future. Après un séjour au Maroc grâce à un prix créé par le Maréchal Lyautey, il décroche le Grand Prix de Rome en 1930. Tout d'abord il regrette l'Espagne, puis il se laisse emporter par la richesse de la vie italienne des années trente. #A son retour à Paris en 1934, il réunit sa moisson en une grande exposition à la Galerie Charpentier, faubourg Saint-Honoré, où le public découvre l'authenticité de ce peintre de vingt-sept ans au tempérament puissant et original. #Paris demeure son port d'attache, et, après avoir vécu dans le quartier du Panthéon, il s'installe, dès 1935, rue Monsieur le Prince, dans le sixième arrondissement. A diverses périodes, il peint dans Paris, alors même qu'il est étudiant, dans les années 1926 à 1929. Démobilisé à Montauban, il s'installe à Cordes sur Ciel dans le Tarn en 1940. Un musée lui sera consacré dans la plus belle salle de la mairie dès 1960. En 1942, il regagne la capitale où Jacques Rouché le charge d'imaginer ses premières maquettes de décors et costumes pour un ballet à l'Opéra de Paris. Il y demeure durant l'occupation et peint la ville enneigée, puis la ville libérée. #L'année 1945 marque une nouvelle étape dans son œuvre. En Provence, il réalise qu'il existe d'autres harmonies que celles des architectures créées par l'homme, celles de la nature pure et sauvage et il est bientôt fasciné par la diversité des Alpilles et leurs plissements calcaires, puis par les étendues de la Camargue peuplées de chevaux blancs et de taureaux noirs. Il se fixe bientôt en Provence plusieurs mois chaque année. #Après sa période noire espagnole, puis ocre et rouge italienne, il diversifie sa palette en introduisant des verts, des jaunes pâles et quelques bleus. Fortement attiré par les paysages méditerranéens, il retourne travailler en Espagne et en Italie, mais la Provence et la Camargue resteront ses lieux de prédilection jusqu'à la fin de sa vie. #Il entreprend divers voyages au Mexique, en Egypte, en Iran, en Grèce, en Russie, aux Etats-Unis et au Japon. S'emparant vite de la lumière et des rythmes de ces pays, il en rapporte de nombreux dessins et aquarelles. #Son goût pour le graphisme l'entraîne tout naturellement à pratiquer la technique de la gravure sur cuivre et de la lithographie; ainsi il réalise de nombreuses estampes et illustre des livres à tirage limité avec des textes de Blaise Cendrars, Henry de Montherlant, Baudelaire, Paul Claudel, Jean Giono, Frédéric Mistral, etc.. #Yves Brayer est aussi l'auteur de décorations murales, de cartons de tapisseries, de maquettes de décors et de costumes pour le Théatre-Français, et les Opéras de Paris, Amsterdam, Nice, Lyon, Toulouse, Bordeaux ou Avignon. #Ses expositions particulières ont rendu ses œuvres familières dans de nombreux pays : à Paris tout d'abord, puis en France, en Europe et aux Etats-Unis. La bibliothèque Nationale présente en 1977 'Yves Brayer, Graveur' pour son soixante-dixième anniversaire, et le Musée Postal lui consacre une exposition de ses œuvres lors de la parution du timbre qui lui est demandé en 1978. Enfin le MUSEE YVES BRAYER est inauguré en Septembre 1991 aux Baux de Provence. #Il est présent dans divers musées et dans de nombreuses collections tant en France qu'à l'étranger. Il fut professeur à l'académie de la Grande Chaumière pendant cinquante ans, Président du Salon d'Automne pendant cinq ans et, au titre de membre de l'Académie des Beaux-Arts, conservateur du Musée Marmottan à Paris pendant plus de onze ans. ##.

Creation context

L'ETAL émerge du bouillonnement de la 20e siècle, époque où Brayer Yves (1907-1990) atteint la pleine maturité de son art. Visible au musée des beaux-arts, cette œuvre illustre à quel point le contexte historique nourrit et façonne la création artistique, lui conférant une profondeur qui va bien au-delà de la seule dimension esthétique.

Frequently Asked Questions

Everything you need to know

The work « L'ETAL » is held at musée des beaux-arts, an institution labeled as a « Musée de France ». This label guarantees the quality of collection preservation and accessibility to the public.

This artwork is attributed to Brayer Yves (1907-1990) according to the Joconde database of the Ministry of Culture. Check the artist's profile on DellArte to discover their background, other works, and museums that house their creations.

Data comes from the Joconde database of the Ministry of Culture (data.culture.gouv.fr), distributed under Open License v2.0 (Etalab). The records are provided by the museums and validated by the French Museum Service.

The work is part of the collections of a « Musée de France »-labelled museum. Contact the hosting museum to verify if the work is currently on display or held in reserve. Opening hours and admission fees are available on the museum's official website.

Image usage rights depend on the work, the artist, and the museum. If the author died more than 70 years ago, the work is in the public domain in France. Text data (title, technique, dimensions) are under Open License and freely reusable.

The work's record contains information from the Joconde database: title, author, technique and materials used, dimensions, creation period, artistic domain, inventory number, hosting museum, and when available, a digital image.

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The Joconde database lists over 700,000 works. Use the search bar to find works by the same artist, technique, or period. Each museum entry provides access to its entire digitized collection.

The image resolution depends on the museum's digitization program. Some museums offer high-resolution images through their own digital platforms. The image displayed on DellArte comes from the Joconde database at its dissemination resolution.

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