Préparation de votre contenu personnalisé

Musée archéologique de Ruscino

Musée de France
☀️24°CCiel dégagé à Perpignan

Situé à Perpignan, le musée archéologique de Ruscino fait partie du réseau des musées de France dans le Pyrénées-Orientales. Retour sur l'histoire du musée : Presque complètement rasée, la cité de Ruscino est identifiée au hameau de Château-Roussillon au XVIIe siècle.

Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que l’on commence à faire des fouilles et retrouver quelques vestiges. De 1908 à 1914, Frédéric Paul Thiers, conservateur du musée de Narbonne, travaille à l’emplacement du forum et met au jour les fondations de cet édifice.

Il y découvre de nombreuses inscriptions sur marbre. Interrompues jusqu’en 1946, les recherches reprennent avec Georges Claustres, qui explore plus d’une centaine de silos, vastes réserves souterraines destinées à conserver les céréales.

Transformés en dépotoir à leur abandon, ces silos contiennent de nombreux objets archéologiques. Georges Claustres fouille également les terrains entourant le forum jusqu’en 1968. A partir de 1972, les recherches reprennent grâce à l’impulsion de la Direction régionale des antiquités.

En 1973, le site est acquis par la Ville et l’État pour être protégé et étudié. En 1975, les vestiges du forum, pour la première fois entièrement dégagés, sont présentés au public.

De 1975 à 1991, un chantier de fouilles organisé par Rémi Marichal, archéologue de la ville, permet d’étudier l’habitat d’époque romaine sur plus de 3.000 m². En 1985, il lance, avec l’appui de la municipalité, le projet de création d’un centre de recherche et de musée de site.

De 1991 à 1997, des opérations de fouille préventive sont conduites sur la périphérie du site, permettant de localiser, entre autres, la nécropole. De 2000 à 2002, une fouille de sauvetage à l’emplacement du futur parking du musée met au jour des vestiges du Bronze final au premier âge du Fer.

La campagne de fouille 2008 est menée en collaboration avec l’Université de Toulouse. Elle concerne les niveaux de destruction du Forum et l’occupation du haut moyen-âge. Aujourd'hui encore, les recherches se poursuivent autour des terrains du forum.

Les techniques d’analyses non invasives permettent de compléter la connaissance du site. Son intérêt réside dans : Le projet architectural est signé par François Fontés et Jean-Michel Willmote, qui ont dessiné un concept de monument de grande qualité architecturale aux lignes méditerranéennes.

Les terrasses et le belvédère sont accessibles au public qui peut ainsi découvrir un panorama exceptionnel sur Perpignan et la plaine du Roussillon.

Ses points forts : La plus ancienne occupation humaine à Ruscino remonte au néolithique, mais les plus anciens vestiges retrouvés in situ datent du Bronze final IIIB. Le premier habitat sédentaire attesté n’apparaît qu’à la fin du VIIe siècle avant notre ère.

Il s’agit d’un regroupement de maisons en roseaux, construites à la manière des cabanes de pêcheurs que l’on peut encore voir sur le littoral.

Dès 575 avant J.-C., les premières importations de céramiques étrusques, grecques, attiques et ioniennes font leur apparition, témoignant du développement du commerce sur la côte. L’extension de la civilisation ibère du sud est de l’Espagne se fait dès la fin du VIe siècle.

La construction en pierres sèches, l’usage du tour de potier, puis des meules à grains rotatives, certaines céramiques, la langue et l’écriture, accompagnent cette civilisation. Ruscino est alors le chef-lieu de la plaine du Roussillon, la capitale des Sordes.

Au IIe siècle avant J.-C., la conquête et l’administration par Rome des provinces d’Espagne citérieure et de Gaule transalpine intensifie les échanges. La via Domitia, qui relie l’Italie à l’Espagne, passe par Ruscino.

Mais il faut attendre le milieu du Ier siècle avant notre ère pour constater les signes de la romanisation, en particulier la modification de la trame urbaine de la cité, l’adoption de l’écriture latine, ou la fabrication locale de céramiques imitées de modèles italiques.

Sous César, Ruscino devient une véritable cité de droit latin (oppidum latinorum) ce qui lui vaut, au tournant de notre ère, de pouvoir édifier un forum (place publique et bâtiment administratif).

Sans doute Auguste accorde-t-il lui-même ce privilège lors de l’un de ses deux voyages dans les Pyrénées. La cité connaît alors son apogée: demeures de plan italique décorées de peintures murales, thermes, céramique, verrerie… témoignent d’un mode de vie fortement influencé par Rome.

Cette période faste se prolonge jusqu’à la fin du premier siècle après J.-C. Pour des raisons qui restent imprécises, la cité est alors abandonnée et démantelée, du moins dans sa partie haute.

Bien que les vestiges bâtis n’en aient pas été mis au jour, les lieux sont encore occupés jusqu’au haut moyen âge. Au VIIIe siècle, Ruscino sert de tête de pont pour la conquête de Narbonne par les Arabes.

Cette occupation vient d’être récemment documentée par la découverte inattendue d’une quarantaine de sceaux en plomb portant des inscriptions en caractères coufiques.

Ces objets exceptionnels sont actuellement en cours de déchiffrement ; ils apportent un regard tout à fait nouveau sur l’expansion musulmane en occident. À l’époque carolingienne, l’agglomération disparaît définitivement au profit de Perpignan qui est en train de naître.

Seul subsistera le hameau actuel de Château-Roussillon, ancien emplacement d’un petit château comtal, résidence des Comtes de Roussillon. Les collections du musée couvrent les domaines suivants : Archéologie. L'adresse du musée est : château Roussillon, Perpignan. Code postal : 66000.

Consultez le site du musée : www.mairie-perpignan.fr/culture-patrimoine/patrimoine/le-site-archeologique-de-ruscino. Par téléphone : 04 68 67 47 17.

Histoire

Presque complètement rasée, la cité de Ruscino est identifiée au hameau de Château-Roussillon au XVIIe siècle. Il faut attendre le XVIIIe siècle pour que l’on commence à faire des fouilles et retrouver quelques vestiges.

De 1908 à 1914, Frédéric Paul Thiers, conservateur du musée de Narbonne, travaille à l’emplacement du forum et met au jour les fondations de cet édifice. Il y découvre de nombreuses inscriptions sur marbre.

Interrompues jusqu’en 1946, les recherches reprennent avec Georges Claustres, qui explore plus d’une centaine de silos, vastes réserves souterraines destinées à conserver les céréales. Transformés en dépotoir à leur abandon, ces silos contiennent de nombreux objets archéologiques.

Georges Claustres fouille également les terrains entourant le forum jusqu’en 1968. A partir de 1972, les recherches reprennent grâce à l’impulsion de la Direction régionale des antiquités. En 1973, le site est acquis par la Ville et l’État pour être protégé et étudié.

En 1975, les vestiges du forum, pour la première fois entièrement dégagés, sont présentés au public. De 1975 à 1991, un chantier de fouilles organisé par Rémi Marichal, archéologue de la ville, permet d’étudier l’habitat d’époque romaine sur plus de 3.000 m².

En 1985, il lance, avec l’appui de la municipalité, le projet de création d’un centre de recherche et de musée de site. De 1991 à 1997, des opérations de fouille préventive sont conduites sur la périphérie du site, permettant de localiser, entre autres, la nécropole.

De 2000 à 2002, une fouille de sauvetage à l’emplacement du futur parking du musée met au jour des vestiges du Bronze final au premier âge du Fer. La campagne de fouille 2008 est menée en collaboration avec l’Université de Toulouse.

Elle concerne les niveaux de destruction du Forum et l’occupation du haut moyen-âge. Aujourd'hui encore, les recherches se poursuivent autour des terrains du forum. Les techniques d’analyses non invasives permettent de compléter la connaissance du site.

Points forts de la collection

La plus ancienne occupation humaine à Ruscino remonte au néolithique, mais les plus anciens vestiges retrouvés in situ datent du Bronze final IIIB. Le premier habitat sédentaire attesté n’apparaît qu’à la fin du VIIe siècle avant notre ère.

Il s’agit d’un regroupement de maisons en roseaux, construites à la manière des cabanes de pêcheurs que l’on peut encore voir sur le littoral.

Dès 575 avant J.-C., les premières importations de céramiques étrusques, grecques, attiques et ioniennes font leur apparition, témoignant du développement du commerce sur la côte. L’extension de la civilisation ibère du sud est de l’Espagne se fait dès la fin du VIe siècle.

La construction en pierres sèches, l’usage du tour de potier, puis des meules à grains rotatives, certaines céramiques, la langue et l’écriture, accompagnent cette civilisation. Ruscino est alors le chef-lieu de la plaine du Roussillon, la capitale des Sordes.

Au IIe siècle avant J.-C., la conquête et l’administration par Rome des provinces d’Espagne citérieure et de Gaule transalpine intensifie les échanges. La via Domitia, qui relie l’Italie à l’Espagne, passe par Ruscino.

Mais il faut attendre le milieu du Ier siècle avant notre ère pour constater les signes de la romanisation, en particulier la modification de la trame urbaine de la cité, l’adoption de l’écriture latine, ou la fabrication locale de céramiques imitées de modèles italiques.

Sous César, Ruscino devient une véritable cité de droit latin (oppidum latinorum) ce qui lui vaut, au tournant de notre ère, de pouvoir édifier un forum (place publique et bâtiment administratif).

Sans doute Auguste accorde-t-il lui-même ce privilège lors de l’un de ses deux voyages dans les Pyrénées. La cité connaît alors son apogée: demeures de plan italique décorées de peintures murales, thermes, céramique, verrerie… témoignent d’un mode de vie fortement influencé par Rome.

Cette période faste se prolonge jusqu’à la fin du premier siècle après J.-C. Pour des raisons qui restent imprécises, la cité est alors abandonnée et démantelée, du moins dans sa partie haute.

Bien que les vestiges bâtis n’en aient pas été mis au jour, les lieux sont encore occupés jusqu’au haut moyen âge. Au VIIIe siècle, Ruscino sert de tête de pont pour la conquête de Narbonne par les Arabes.

Cette occupation vient d’être récemment documentée par la découverte inattendue d’une quarantaine de sceaux en plomb portant des inscriptions en caractères coufiques.

Ces objets exceptionnels sont actuellement en cours de déchiffrement ; ils apportent un regard tout à fait nouveau sur l’expansion musulmane en occident. À l’époque carolingienne, l’agglomération disparaît définitivement au profit de Perpignan qui est en train de naître.

Seul subsistera le hameau actuel de Château-Roussillon, ancien emplacement d’un petit château comtal, résidence des Comtes de Roussillon.

Le bâtiment

Le projet architectural est signé par François Fontés et Jean-Michel Willmote, qui ont dessiné un concept de monument de grande qualité architecturale aux lignes méditerranéennes.

Les terrasses et le belvédère sont accessibles au public qui peut ainsi découvrir un panorama exceptionnel sur Perpignan et la plaine du Roussillon.

Domaines et collections

Thèmes des collections

Antiquités étrangères : Grecques et romaines;Moulages, Numismatique

Présentation du musée

Situé à Perpignan (Pyrénées-Orientales), musée archéologique de Ruscino fait partie du réseau des musées labellisés « Musée de France » par le ministère de la Culture.

Ce label garantit la qualité de ses collections et l'engagement de l'établissement en matière de conservation, d'accessibilité et de médiation culturelle. Le musée constitue un lieu de référence pour la vie culturelle locale et régionale.

Collections et domaines

musée archéologique de Ruscino conserve des collections relevant de plusieurs domaines : Archéologie. Cette diversité permet au visiteur de consulter différentes facettes du patrimoine, de l'art ancien aux créations plus récentes, des objets du quotidien aux pièces d'exception.

L'inventaire des collections est régulièrement mis à jour conformément aux obligations du label « Musée de France ».

Informations pratiques

musée archéologique de Ruscino se situe au château Roussillon, 66000 Perpignan. Les horaires d'ouverture et les tarifs peuvent varier selon la saison. Il est recommandé de contacter directement le musée ou de consulter son site officiel avant votre visite.

L'établissement peut proposer des visites guidées, des ateliers pédagogiques et des animations pour tous les publics.

Le musée et son territoire

musée archéologique de Ruscino s'inscrit dans le paysage culturel de Perpignan et plus largement du département Pyrénées-Orientales. La ville accueille d'autres établissements culturels et patrimoniaux qui complètent l'offre muséale.

Une visite à Perpignan permet de combiner la découverte du musée avec celle du patrimoine architectural et naturel de la commune.

Le label « Musée de France »

Le label « Musée de France » est régi par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.

Il est attribué aux musées dont les collections présentent un intérêt public et qui s'engagent à respecter des obligations en matière de conservation, de restauration, d'inventaire et d'accessibilité. musée archéologique de Ruscino répond à ces exigences et garantit ainsi la préservation de ses collections pour les générations futures.

Sources des données

Les informations présentées sur cette page sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture, diffusée sur data.culture.gouv.fr sous Licence Ouverte v2.0 (Etalab). Les œuvres associées à ce musée proviennent de la base Joconde. Ces données sont mises à jour régulièrement.

Questions fréquentes

Tout ce que vous devez savoir

musée archéologique de Ruscino se situe à Perpignan, dans le département Pyrénées-Orientales. Consultez la fiche du musée pour obtenir l'adresse complète et les coordonnées.

Les collections de musée archéologique de Ruscino sont répertoriées dans la base Muséofile du ministère de la Culture. Consultez la page du musée pour voir les domaines thématiques couverts par ses fonds.

Oui, musée archéologique de Ruscino porte le label « Musée de France » attribué par le ministère de la Culture, qui garantit la qualité et l'accessibilité de ses collections.

Une partie des œuvres de musée archéologique de Ruscino est numérisée et consultable sur notre site via la base Joconde. Le nombre d'œuvres disponibles en ligne peut varier.

Les horaires d'ouverture varient selon la saison et les jours de la semaine. Contactez directement le musée ou consultez son site officiel pour obtenir les horaires actuels.

Les tarifs dépendent de l'établissement. Beaucoup de musées proposent des tarifs réduits et des conditions de gratuité pour certaines catégories de visiteurs.

L'accessibilité varie selon l'établissement et la configuration des locaux. Renseignez-vous auprès du musée avant votre visite pour connaître les aménagements disponibles.

D'autres musées labellisés sont situés à Perpignan ou dans les communes voisines. Consultez la page de la ville ou du département pour voir l'ensemble de l'offre muséale.

De nombreux musées labellisés proposent des visites guidées, des ateliers et des animations. Contactez directement l'établissement pour connaître le programme en cours.

Les données sont issues de la base Muséofile du ministère de la Culture (data.culture.gouv.fr), diffusées sous Licence Ouverte v2.0.